Immobilier : le coronavirus va-t-il mettre fin à la hausse des prix ?

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Jusqu'ici, malgré la crise du Covid-19, les prix de l'immobilier continuaient de grimper. Mais selon Nicolas Barré, rédacteur en chef des Échos et éditorialiste sur Europe 1, la tendance est en train de changer et le marché pourrait bien avoir atteint un plateau... avant de baisser à l'automne.
DÉCRYPTAGE

Le marché de l'immobilier va-t-il se heurter à la crise du coronavirus ? Jusqu'ici, rien d'évident. Malgré l'épidémie, les prix continuaient de grimper. Mais le paysage est en train de changer, selon Nicolas Barré, rédacteur en chef des Échos et éditorialiste sur Europe 1. 

"Depuis le temps qu'on attend ce retournement, le voici enfin. On l'observe un peu partout en France : nous sommes probablement en train de vivre la fin d'un cycle de hausse des prix de l'immobilier qui durait depuis cinq ans. Selon les chiffres collectés par Meilleurs Agents dans les dix plus grandes villes françaises, les prix se calment et le marché a atteint un plateau.

 

C’est très net à Paris, où les prix sont stables en moyenne depuis le printemps. Ils restent à un niveau très élevé, bien sûr : 10.600 euros le mètre carré. Mais sur ce marché d'ordinaire si spéculatif, ça n’augmente plus. Même chose à Lyon, Toulouse, Lille ou Marseille.

Possible baisse des prix à l'automne

Les prix vont-ils pour autant baisser ? C'est possible, plusieurs indices vont dans ce sens. D'abord, les effets de la crise, avec la montée du chômage, vont vraiment se faire sentir cet automne. Ensuite, on constate un très net durcissement du crédit. Les banques refusent beaucoup de prêts, notamment si vous travaillez dans les secteurs les plus fragiles comme l’hôtellerie ou le tourisme.

Pour la première fois depuis cinq ans, la courbe folle des prix de l’immobilier a atteint un pic et a de fortes chances de s’inverser avant la fin de l’année. Difficile néanmoins de parier sur un effondrement, pour une raison simple. Les taux d’intérêt vont rester très bas, ça reste très intéressant de s’endetter dans ces conditions."

Europe 1
Par Nicolas Barré