G20 : la hausse des tensions commerciales est un risque pour la croissance mondiale

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G20 Finances à Buenos Aires 1280
Le G20 Finances, qui réunit les 20 pays les plus industrialisés de la planète, s'est tenu à Buenos Aires en Argentine. © HO / PRESIDENCIA ARGENTINA / AFP
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Les taxations américaines sur les biens chinois et européens pourraient déstabiliser la croissance mondiale, alerte le G20 Finances dans son communiqué final. 

La guerre commerciale entre grandes puissances perdure et le G20 a réaffirmé dimanche à Buenos Aires sa crainte qu'elle n'affecte la croissance mondiale et appelé au dialogue, alors que les États-Unis restent inflexibles quant à leurs surtaxes ou menaces de sanctions.

Renforcer les coopérations. Les 20 pays les plus industrialisés de la planète ont estimé dimanche que la croissance mondiale était "robuste" mais menacée "à court et moyen terme [...] par l'augmentation des tensions commerciales et géopolitiques". Le communiqué final du G20 Finances, réuni samedi et dimanche à Buenos Aires, met également en avant "la nécessité de renforcer le dialogue et les actions pour limiter les risques et renforcer la confiance".

Le risque des taxes américaines. Après avoir imposé des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium visant avant tout la Chine, qui ont mis le feu aux poudres, les Etats-Unis menacent de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l'Iran, tout en promettant de limiter de manière drastique leurs achats de produits chinois.

Une politique assumée. à Buenos Aires, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a ratifié cette politique controversée et affirmé qu'il n'y avait pas de posture protectionniste de la part de son pays. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker doit se rendre mercredi à Washington avec la commissaire au Commerce Cecilia Malmstrom pour des pourparlers, espérant obtenir une exemption européenne.

L'UE se veut un "allié" des Etats-Unis. Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a souligné dimanche que les pays européens "voulaient occuper un statut d'allié, pas d'ennemi mais d'allié", reprenant à dessein le mot utilisé par le président Donald Trump, qui avait qualifié vendredi les Européens d'"ennemis" en critiquant leur politique monétaire et après les avoir menacés de surtaxer des produits européens.