Formation, embauche : première évaluation du plan "un jeune, une solution" en Ille-et-Vilaine

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jeune, apprenti 1:50
L'intégration du marché du travail est particulièrement difficile pour les jeunes depuis le début de l'épidémie. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Après le lancement du plan "un jeune, une solution" en juillet, le Premier ministre se rendait samedi en Bretagne pour une visite sur le thème de l'embauche et la formation des jeunes. En Ille-et-Vilaine, plusieurs entreprises ont pu recruter. Europe 1 s'est rendue sur place.

Jean Castex était samedi en Bretagne pour un déplacement sur le thème de la décentralisation et de la formation des jeunes. Accompagné de la ministre du Travail, Elisabeth Borne, il s’est notamment rendu dans une usine agricole de Châteaubourg en Ille-et-Vilaine. Cette visite a été l’occasion de constater l’application du plan "un jeune, une solution", lancé en juillet dans l'objectif de favoriser l'embauche des jeunes. Dans ce département, le dispositif semble porter ses fruits.

 

"Les jeunes ont subi 30% d’inscriptions en plus dans la catégorie A des demandeurs d’emploi depuis le premier confinement", constate Rachid Drif, directeur de pôle emploi en Ille-et-Vilaine, résumant en quelques mots le constat qui a conduit à l’adoption de ce plan. Selon lui, "un jeune une solution" a déjà trouvé un écho très favorable au niveau des entreprises. Par exemple, chez Klaxoon à Rennes, une start-up spécialisée dans les échanges en distanciel, cinq jeunes sans expérience ont pu être embauché grâce au dispositif en 2020. "Cela peut compenser un manque d’expérience, et ça nous permet de consacrer plus de temps à l’accompagnement", explique le patron Matthieu Beucher.

Un plan "incitatif"

Cet accompagnement permet à Arthur, 24 ans, de bien s’intégrer. Il vient de décrocher son premier emploi après avoir éprouvé quelques difficultés à la sortie de ses études : "Je suis arrivé sur le marché de l’emploi en 2020 à une période où il y avait peu d’embauche", raconte-t-il. Il se réjouit de voir des entreprises faire confiance à des jeunes comme lui, grâce à ce dispositif. "Quand on arrive on monte très vite en compétence !"

 

Dans l’entreprise Sulky Burel, visitée samedi midi par Jean Castex, cette politique a aussi permis de valoriser les métiers de l’industrie auprès des jeunes. "Ce plan est incitatif", résume son PDG Julien Burel, qui poursuit : "Pour nous c’est vraiment une volonté de rajeunir nos équipes. Parce qu’on a des métiers de plus en plus technologiques, donc il faut avoir des jeunes plus qualifiés pour venir nous accompagner." Depuis la fin de l’été, onze apprentis et six jeunes de moins de 26 ans ont ainsi rejoint les effectifs de l’entreprise implantée à Châteaubourg en Ille-et-Vilaine.

Europe 1
Par Charles Guyard, édité par Antoine Cuny-Le Callet