Enceinte Phantom : le son français s'internationalise

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Emmanuel Duteil avec G.S.
COCORICO - Devialet, à l'origine du Phantom, vient de réaliser une importante levée de fonds et s'attaque jeudi aux Etats-Unis.

Devialet, c'est la success story française dans le monde du son. La PME française (140 salariés), qui a déposé 88 brevets, se targue d'avoir inventé le "meilleur son du monde". Son dernier-né, l'enceinte connectée Phantom, s'arrache en France. Et selon les informations d'Europe 1, Devialet va annoncer jeudi matin une levée de fonds de 25 millions d'euros, pour se lancer à l'international, notamment aux Etats-Unis. Bernard Arnault (LVMH), Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (ex-Meetic) et Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com), déjà actionnaires de l'entreprise, vont apporter à eux seuls 20 millions.

"Un son si pur dans une si petite enceinte"…. "On ne se voit pas comme des artisans mais comme des scientifiques, des industriels. Le Phantom ce n'est pas de l'artisanat de luxe", assure Quentin Sannié l'un des fondateurs de l'entreprise. Ce produit au design étonnant, a vocation à installer l'entreprise, créée en 2007, dans le monde du grand public. Selon Guy Boselli, à la tête de Présence Audio Conseil, un des plus gros revendeurs de Hi-Fi de luxe en France, le Phantom est d'ailleurs bel et bien révolutionnaire. "Avoir un son si pur dans une si petite enceinte, c'est très innovant", vante-t-il.

Rentable en 2015 ? "Le Phantom va nous permettre de multiplier par cinq notre chiffre d'affaires cette année", assure également à Europe 1 Quentin Sannié. Et ce malgré le coût élevé (un peu plus de 1.600 euros) de l'enceinte. L'entreprise devrait, si cela se réalise, atteindre les 50 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année. Ce qui la rendrait rentable pour la première fois.

Bientôt 30 boutiques dans le monde ? Le but de cette nouvelle levée de fonds est de conquérir le monde. Devialet va commercialiser son Phantom jeudi aux Etats Unis. L'entreprise va également ouvrir une trentaine de boutiques propres dans le monde d'ici deux à trois ans. Et dix ouvertures sont prévues en France d'ici à la fin de l'année, dont deux à Paris. Une boutique va ouvrir dans le centre commercial Beaugrenelle. Devialet va surtout avoir d'ici à la fin de l'année la première boutique installée à l'intérieur de l'opéra Garnier à Paris.

100% Made in France. Leurs produits sont imaginés, réalisés et conçus en France. "Nous avons investi 10 millions d'euros dans notre développement industriel en France", assure Quentin Sannié. Tout est produit en France. Ils ont aujourd'hui 140 salariés et surtout des projets plein la tête. Au-delà des boutiques ils espèrent placer partout la technologie Devialet. "On a notre place pour offrir un super son dans les téléphones, les voitures ou les télés par exemple", assure Quentin Sannié qui croit dur comme fer en la réussite de Devialet. Un avenir qui passera, peut-être, par une entrée en bourse d’ici quelques années.