Cityscoot "essaye de s’implanter dans un maximum de villes près de Paris"

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Invité d’Europe 1, Bertrand Fleurose, fondateur de Cityscoot, détaille les ambitions d’extension du service de scooters en libre-service en Île-de-Francr.
INTERVIEW

Jamais les Franciliens n’ont eu autant de solutions pour se déplacer. Outre les traditionnels transports en commun, les habitants de l’agglomération parisienne peuvent désormais louer pour quelques heures une voiture, un vélo et même un scooter. Sur ce dernier créneau, Cityscoot, entreprise française de deux-roues en libre-service, s’est implantée dans la capitale en 2016. "On essaye de s’implanter dans un maximum de communes limitrophes de Paris", explique Bertrand Fleurose, fondateur de Cityscoot, invité de l’interview éco d’Emmanuel Duteil, mercredi sur Europe 1.

Écoutez l'interview intégrale de Benoit Grisoni à 22h20 dans le grand journal de la nuit d'Isabelle Millet. Le replay de l'émission est à retrouver ici.

Nice et Milan avant Genève. Alors que Paris bénéficiera de 3.800 Cityscoot déployés avant la fin de l’année, les villes de banlieue sont encore peu concernées par le service de scooters en libre-service. Un retard essentiellement logistique, selon Bertrand Fleurose : "on ne peut pas aller trop loin non plus parce que ça devient compliqué pour le rechargement des batteries". En revanche, l’entreprise s’est implantée à Nice en juillet et vise désormais un déploiement à l’international. "Ça fait pas mal de temps qu’on discute avec Genève mais les négociations sont un peu lentes. Par contre, on ouvrira à Milan avant Noël", se réjouit le fondateur de Cityscoot au micro d’Europe 1.

Certains pourront trouver regrettable que Cityscoot soit présent en Italie avant même de couvrir les principales villes françaises. Un choix lié à des raisons politiques. "Depuis que les vélos en free-floating ont envahi les trottoirs de certaines villes en France, les municipalités regardent le libre-service d’un mauvais œil et ont tendance à réguler. Donc on a plutôt tendance à aller vers les municipalités qui nous accueillent à bras ouverts et Milan en fait partie", se défend Bertrand Fleurose. "On a une liste de villes françaises dans lesquelles on voudrait proposer notre service, on vise une ou deux grandes villes françaises à moyen terme, courant 2020", ajoute-t-il.

Entendu sur europe1 :
Les trottinettes, je pense que c’est une vraie concurrence

Concurrence des trottinettes. Avant de penser à multiplier les implantations, Cityscoot doit également défendre son territoire parisien contre la concurrence de Coup, l’autre service de scooters en libre-service, mais aussi contre… les trottinettes. "Les trottinettes, je pense que c’est une vraie concurrence", reconnaît Bertrand Fleurose, avant de nuancer : "Ce ne sont pas tout à fait les mêmes trajets ni la même population. Le véhicule est quand même complètement différent".

En revanche, trottinettes et scooters sont liés par un même fléau : le stationnement en pagaille sur les trottoirs. Mais là encore, Bertrand Fleurose fait le distinguo. "L’utilisateur d’une trottinette qui se gare sur un trottoir, il ne risque rien, il sait qu’il ne sera jamais poursuivi. Alors que nos utilisateurs s’auto-éduquent : une fois qu’ils ont reçu un ou deux PV, ils font plus attention", assure le fondateur de Cityscoot.

Problèmes de stationnement. Reste que certaines communes d’Île-de-France ont décidé de rendre payant le stationnement des deux roues, pour éviter les abus. "Ces communes ne rendent pas le stationnement payant pour les véhicules électriques. Donc, ce n’est pas un écueil, c’est même un succès", avance Bertrand Fleurose. "Il y a quand même pas mal de municipalité qui ont compris que pour assurer la transition énergétique il faut donner des avantages à l’électrique, notamment au niveau du stationnement."