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Baptiste Morin, édité par Juliette Moreau Alvarez , modifié à
Si le changement d'heure a initialement été instauré pour réduire la consommation d'énergie des Français en 1996, l'impact de ce dispositif est aujourd'hui de moins en moins visible. Les économies d'énergie réduisent comme peau de chagrin depuis 30 ans, mais l'abandon du changement d'heure semble avoir lui même été abandonné.

Le passage à l’heure d’hiver a eu lieu cette nuit. Nous avons gagné une heure de sommeil, mais l’objectif initial de cette mesure était les économies d’énergie. Or, elles sont de plus en plus faibles. Dans ses derniers travaux, l’Ademe, l’Agence de transition écologique, estime que le changement d’heure permet d’économiser 351 GWh d’électricité. Cela représente seulement 0,07% de notre consommation d’électricité totale. Et plus largement, les gains se réduisent sensiblement depuis 30 ans.

Des éclairages plus performants

 

En 1996, le changement d’heure permettait l’économie d’environ 1 200 GWh. En 2009, il ne permettait d’économiser plus que 440 GWh. Et ces dernières années, 351 GWh donc. La baisse de ces économies s’explique par la généralisation de systèmes d’éclairage plus performants. Par exemple, les ampoules basse consommation et les leds. Selon l’ADEME, la baisse se prolongerait dans les prochaines années si le changement d’heure était conservé. La fin de ce régime avait été décidée en Europe en 2021 mais la crise sanitaire a repoussé la mesure, qui reste aujourd’hui suspendue.

 

Une étude britannique va plus loin. Elle conclut que ne pas changer d’heure permettrait de réduire la consommation d’énergie. Elle affirme que les ménages britanniques gagneraient une heure d’ensoleillement et économiseraient 400 livres chaque année.