Essence 1:12
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Carole Ferry, édité par Solène Delinger , modifié à
Si vous avez l'impression de payer votre plein d'essence plus cher en ce moment, ce n'est pas qu'une impression. Selon le ministère de la Transition énergétique, le litre de sans plomb a atteint la semaine dernière 1,68 euro et le litre gazole, 1,59 euro. Une hausse de cinq centimes par rapport à fin décembre. Comment expliquer cette augmentation ? 
DÉCRYPTAGE

Mauvaise nouvelle pour tous les automobilistes français. Les prix des carburants ont atteint de nouveaux sommets début 2022 . Selon le ministère de la Transition écologique, le litre de gazole a atteint, début janvier, près de 1,59 euro, en hausse de cinq centimes par rapport à fin décembre. Comment expliquer cette hausse fulgurante ?  

Reprise de l'activité économique

Nous n'avons jamais payé notre essence aussi cher. Selon les dernières données publiées par le ministère de la Transition écologique, les prix des carburants ont augmenté de nouveau, début 2022. Il y a un an, le litre de sans plomb 95 était affiché à 1,41 euro en moyenne. Un plein de 60 litres coûte donc 17 euros de plus aujourd'hui. 

Commet expliquer cette hausse ? Dans un premier temps, l'OPEP, l'Organisation mondiale des pays producteurs de pétrole, a décidé de réduire sa production. Et puis, cette augmentation des prix à la pompe s'explique aussi par la reprise de l'activité économique, qui ne se dément pas, concrètement à ce que craignaient certains. 

La Libye et le Kazakhstan ont tendu les marchés 

"Il semblerait qu'il n'y ait pas de risque de confinement généralisé au niveau mondial", souligne au micro d'Europe 1 Olivier Gantois, président de l'UFIP, l'Union française des industries pétrolières, avant d'avancer une autre explication : "Deuxièmement, il y a eu quelques tensions en Libye et au Kazakhstan . Ces deux pays ont donc un peu tendu les marchés, ce qui a occasionné cette nouvelle hausse". 

À l'automne, le gouvernement avait répondu à la flambée des prix par le chèque inflation de 100 euros . Pour le moment, pas de nouveau coup de pouce prévu, alors que Bercy tente déjà de juguler la hausse des prix de l'électricité