Publicité
Publicité

Carrez : "une frénésie taxatrice au PS"

Gaétan Supertino - Mis à jour le . 2 min
Gilles Carrez, président UMP de l'Assemblée nationale, a vivement taclé le gouvernement dimanche, lors du Grand rendez-vous, sur Europe1.
Gilles Carrez, président UMP de l'Assemblée nationale, a vivement taclé le gouvernement dimanche, lors du Grand rendez-vous, sur Europe1. © Europe1.fr

Selon le président de la commission des Finances, la hausse d'impôts touchera 6 Français sur 10.

"La majorité est atteinte d'une frénésie taxatrice." Gilles Carrez, président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a vivement critiqué la politique économique de la gauche au pouvoir, dimanche, lors du Grand Rendez-vous Europe1 - i>TELE - Le Parisien - Aujourd’hui en France. Selon l'élu, le budget 2013 "ne va pas dans la direction pour réduire le déficit public", misant trop sur les impôts.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Contrairement à ce que prétend l'exécutif, cinq à six Français sur dix seront concernés par les hausses d'impôts", a-t-il avancé. "C'est une contre-vérité au plus haut niveau de l’État que d'affirmer qu'un Français sur dix seulement sera concerné par ces hausses", a-t-il même insisté, faisant référence à des propos tenu notamment par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

>>LIRE AUSSI : "90% des contribuables épargnés" selon Ayrault

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Le PS veut taxer tout ce qui peut être taxé"

Redevance TV élargie, fin des heures sup' défiscalisées, taxe sur les plus-values, taxation à 75% des hauts revenus … L'ancien rapporteur du Budget à l'Assemblée regrette que "la majorité envisage de taxer tout ce qui peut être taxé." "J'aimerai que l'idéologie soit un peu moins présente dans notre fiscalité", avance-t-il. Et Gilles Carrez de se montrer particulièrement sévère avec l'alourdissement prévu de l'Impôt sur la Fortune (ISF). Selon le député, cet impôt est injuste, car il peut s'adresser à des revenus modestes ayant hérité de biens. Cumulé avec les autres hausses de taxes, l'élu juge la charge trop lourde.

"D'ailleurs, le gouvernement a instauré un plafonnement pour l'ISF. C'est la preuve que cet impôt n'était pas bien ficelé à la base. L'ironie, c'est que ce plafonnement va coûter 600 millions d'euros à l’État, soit le prix du bouclier fiscal! Le gouvernement cède d'abord à la pression idéologique des socialistes. Et après, se rendant compte que ça ne marche pas, il instaure des plafonnements", a raillé Gilles Carrez.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Bouclier fiscal honteux"

Nettement abaissé en 2011, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a en effet d'abord été relevé par le budget du nouveau gouvernement. Le seuil d'entrée reste à 1,3 million d'euros pour la valeur du bien, mais avec une taxation plus élevée qu'avant. Or, craignant que certains contribuables ne se voient trop taxés, le gouvernement a ensuite introduit un plafonnement : aucun Français ne pourra être imposé – si on cumule tout les impôts – à plus de 75% de ce qu'il gagne.

>> LIRE AUSSI : hausses d'impôts, qui est concerné, qui est épargné?

La suite après cette publicité

Le coût de ce plafonnement est estimé à plus de 660 millions d'euros pour l’État. Or, c'est à peu près ce que coûtait le bouclier fiscal instauré par Nicolas Sarkozy, empêchant un contribuable de payer plus de 50% d'impôts sur le revenu. Considéré comme un cadeau fait aux riches, il a été supprimé par la majorité socialiste. "Avec la réforme de l'ISF des socialistes, c'est le retour du bouclier fiscal honteux", ironise ainsi Gilles Carrez.

À la place des hausses d'impôts, le président de la commission des Finances est l'un des plus fervents partisans des réductions des dépenses de l’État. "Il faut fusionner Départements et Régions", propose-t-il par exemple. Et d'avancer : "on peut réduire les dépenses de 2 ou 3 milliards d'euros en simplifiant le mille-feuilles des collectivités locales".