4.000 postes supprimés à Pôle emploi ? "Si vous en supprimez d'autres, imaginez la charge de travail..."

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Emmanuelle Souffi, journaliste au JDD, décrypte dimanche sur Europe 1 pourquoi le gouvernement envisage de supprimer des postes à Pôle emploi.

L'exécutif envisage de ne pas remplacer des milliers de postes dans l'entreprise chargée de retrouver un travail aux quelques 5 millions et demi de chômeurs en France. Selon les informations du Journal du Dimanche, quelque 4.000 postes d'agents Pôle emploi, sur les 55.800 que compte l'organisme, pourraient ainsi être supprimés d'ici à trois ans. L'objectif est de faire des économies.

"L'argument pointé par le gouvernement est de dire que comme le chômage diminue et que la création d'emplois augmente, on a besoin de moins de conseillers pour accompagner les demandeurs d'emploi vers la réinsertion et ça permet de ne pas forcément remplacer les départs en retraite ou les départs naturels au sein de l'organisme", précise Emmanuelle Souffi, la journaliste auteur de l'article paru dans le JDD.

Les négociations en cours. "Les décisions ne sont pas complètement actées", ajoute toutefois la journaliste. "Ce sont des négociations qui se déroulent à l'heure actuelle entre la direction de Pôle emploi, le ministère du Travail et Bercy". Selon elle, il est possible que le nombre de postes supprimés soit encore plus important. Cela dépend "des souhaits d'économies pointées par Bercy", souligne Emmanuelle Souffi.

"Surréaliste". Ces suppressions de postes envisagées inquiètent les syndicats. David Vallaperta, conseiller et élu CFDT au comité central d’entreprise, interrogé par le JDD, a ainsi évoqué une décision "surréaliste". "Beaucoup de conseillers ont plusieurs centaines de demandeurs d'emplois à suivre. Si vous en supprimez encore d'autres, imaginez la charge de travail...", rappelle l'auteure de l'article. "Ce n'est pas 500 demandeurs d'emploi que vous allez devoir accompagner mais peut être 800, 900 comme c'est déjà le cas dans certains coins de France".