"On m'a juste dit 'Vous êtes viré'" : Michel Onfray raconte son éviction de France Culture

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Michel Onfray était invité dimanche sur Europe 1. © Capture d'écran Europe 1
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Le philosophe Michel Onfray a exprimé dimanche sur Europe 1 son incompréhension au sujet de son départ de France Culture, en 2018. Selon lui, elle a été provoquée par plusieurs personnes dont "Emmanuel Macron, Sandrine Treiner, directrice de France Culture" ou encore Joël Bruneau, maire de Caen. 
INTERVIEW

Le philosophe Michel Onfray est revenu dimanche sur Europe 1, dans "Il n'y a pas qu'une vie dans la vie", sur son éviction de France Culture il y a deux ans, qui selon lui, l'a poussé à créer sa nouvelle revue Front populaire. Avant d'être une personnalité médiatique, Michel Onfray a été professeur de philosophie dans un lycée technique à Caen pendant près de vingt ans, de 1983 à 2002. Il a ensuite lancé l'université populaire de Caen, en 2002, où ses cours magistraux étaient enregistrés et diffusés en live sur France Culture.

Michel Onfray dit avoir été remercié sans explications, en 2018. "La directrice de France Culture a envoyé un jour un message à Patrick Frémeaux, mon éditeur sonore, en lui disant qu'elle cessait de diffuser mes cours", affirme-t-il au micro d'Isabelle Morizet. 

Michel Onfray mis "à la porte"

Une annonce brutale pour Michel Onfray. "Elle ne me l'a même pas dit à moi. Elle n'a même pas eu le courage de m'affronter en face en me disant : 'On veut vous voir, vous parler. On vous envoie un mail'. On m'a juste dit : 'Vous êtes viré'", se souvient-il. 

Le philosophe estime que plusieurs personnes se sont liguées contre lui, dont "Emmanuel Macron, Sandrine Treiner, directrice de France Culture, Joël Bruneau, maire de Caen, et je ne sais plus quel professeur de l'université de Caen qui avait fait un conseil d'administration pour voter contre moi". "Un certain chef d'État a fait intervenir une certaine directrice de France Culture pour me mettre à la porte de France Culture", précise-t-il. 

"Je ne suis pas de ceux que l'on fait taire si facilement" 

Pour Michel Onfray, l'incompréhension demeure. Le philosophe s'est ensuite dirigé vers un autre projet. "Je me suis dit : 'On va faire autre chose et autrement'", indique-t-il avant d'ajouter : "Je ne suis pas de ceux que l'on fait taire si facilement". 

C'est après cet épisode qu'est ensuite née la revue Front populaire. "Avec Stéphane Simon [producteur de télévision et co-fondateur de la revue], on s'est dit que l'on irait partout où on serait invités et que l'on ferait des choses autour de cette revue", note Michel Onfray. 

Europe 1
Par Tiffany Fillon