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«Les gens l’aimaient par-dessus tout» : Marie-Claude Pietragalla se confie sur son admiration pour Barbara

Marina Sgard . 2 min

Marie-Claude Pietragalla se confie sur sa rencontre marquante avec Barbara et l’admiration qu’elle lui porte depuis toujours dans l’émission "Culture médias". La danseuse et chorégraphe revient sur l’influence de la chanteuse, son engagement et la relation unique qu’elle entretenait avec son public.

Une rencontre évidente. Invitée de l’émission Culture Médias, Marie-Claude Pietragalla s’est livrée avec émotion sur le lien singulier qu’elle entretient avec Barbara, figure majeure de la chanson française. La danseuse et chorégraphe revient d’abord sur une ressemblance physique que le public n’a cessé de lui souligner au fil des années. Mais au-delà des traits, c’est une véritable rencontre humaine qui a laissé une empreinte durable. 

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"J’ai eu cette chance de la rencontrer un soir au Théâtre du Châtelet", s’est-elle souvenu. "Quand j’ai vu cette grande dame dans sa loge en 1993 qui pour moi a toujours été l’artiste absolue, la femme libre, engagée… j’étais très impressionnée", a-t-elle confié avec admiration. 

"C’est resté en moi"

La discussion avait duré près d’une heure. Barbara se montrait curieuse, attentive, enthousiaste même à l’idée d’un projet commun. "Elle aimait beaucoup la danse, elle a été très amie avec Maurice Béjart", a-t-elle raconté. Pourtant, le projet ne verra jamais le jour. La santé de Barbara décline, ses apparitions se raréfient, puis la disparition survient brutalement. "C’est resté en moi, ce projet inabouti, et puis cette femme que j’aimais, que j’admirais par-dessus tout", a exprimé Marie-Claude Pietragalla. Au fil de son témoignage, Marie-Claude Pietragalla rappelle aussi l’engagement profond de Barbara, souvent méconnu. "Elle a fait beaucoup de choses que les gens ne savent pas", a-t-elle expliqué, évoquant son action auprès des femmes incarcérées, des sans-abris ou encore des enfants. 

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Si la danseuse ne parle pas d’un hommage à proprement parler, elle insiste sur la nécessité de saluer un parcours hors norme. "Elle n’a pas besoin de moi pour qu’on lui rende hommage", a-t-elle affirmé. Ce qu’elle souhaite avant tout, c’est rappeler le rapport unique que Barbara entretenait avec son public. "C’était presque comme une messe. Elle était en communion totale. Les gens l’aimaient, mais par-dessus tout, ceux qui venaient la voir en spectacle", a partagé l’artiste.

Ce lien intense avec le public a nourri le spectacle porté par Marie-Claude Pietragalla, construit autour des textes, des mots et des silences de Barbara. Concernant l’interprétation, la chorégraphe refuse toute imitation stricte. "Je n’ai pas travaillé la voix dans le sens de l’imitation", a-t-elle précisé, préférant s’inspirer du phrasé si singulier de Barbara, de ses rythmes, de ses accélérations soudaines, de ses silences.

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Peu à peu, le projet prend une ampleur inattendue. À la danse et au texte s’ajoutent les chansons. Encouragée par des musiciens et des amis artistes, elle finit par se lancer dans un album, malgré ses réticences. "Moi, je suis danseuse, chorégraphe, je ne suis pas chanteuse", a-t-elle confié avec sincérité. Elle enregistre treize titres, dont un duo qui marque particulièrement son parcours : La Petite Cantate, aux côtés de Serge Lama, évoquant un véritable rêve d’enfant.