Le coup de gueule de Christophe Alévêque contre le "Dry January", le mois sans alcool

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L'humoriste Christophe Alévêque était l'invité de Sébastien Krebs mardi dans Europe Matin. Il en a profité pour pousser un coup de gueule contre le mois sans alcool, appelé Outre-manche le "Dry January", dénonçant dans cette opération la volonté de supprimer tous les plaisirs et de culpabiliser.
INTERVIEW

Avec le mois de janvier nous vient aussi l'opération appelée "Dry January", tradition née en Angleterre. L'objectif : ne pas boire d'alcool pendant un mois. Un principe qui ne plaît pas beaucoup à l'humoriste Christophe Alévêque, invité de Sébastien Krebs dans Europe Matin, et qui a même signé avec d'autres personnalités une tribune pour s'opposer à cet appel à la sobriété.

"Tout ce qui est source de plaisir est supprimé"

"Ce qui me dérange, c'est l'idéologie qu'il y a derrière. Nous sommes déjà malheureux et quand ils ont lancé cette idée à la con, on ne s'imaginait pas qu'on allait avoir un confinement de plus, peut-être un troisième qui allait arriver. Et effectivement, on s'aperçoit que cette idée est totalement absurde puisqu'en ce moment, dans notre pays, tout ce qui est source de plaisir est supprimé. On ne peut plus aller au théâtre, on ne peut plus aller au cinéma, on ne peut plus aller dans les bars, dans les restaurants et la seule source de plaisir qu'on peut avoir, c'est boire un verre de bon vin", a réagi l'humoriste.

Excès des fêtes de fin d'année ou pas, Christophe Alévêque s'est dit contre ce principe imposé pour lever le pied : "D'abord, on fait ce qu'on veut et ça, ça s'appelle la diète. Pour moi, l'idéologie derrière le "Dry January" veut qu'on nous culpabilise en quelque sorte. On nous infantilise. Et puis, c'est surtout cet ordre moral qui fait que maintenant, on mange de la viande sans viande, de l'alcool sans alcool, du café sans café et on voudrait même faire des guerres sans mort. On voudrait même qu'il y ait des pandémies sans victime", a encore clamé l'artiste.

"Quelque chose de l'ordre de la culpabilité"

"Les dictateurs de l'Empire du bien qui nous disent qu'il ne faut pas fumer, qu'il ne faut pas boire, qu'il ne faudrait pas conduire si on ne veut pas d'accident... C'est enlever de notre vie tout ce qui peut éventuellement nous apporter un peu de plaisir. Et ce n'est pas la peine qu'une bande d'abrutis nous rajoute le mois sans alcool, ils font ce qu'ils veulent. Voilà, ceux qui ne veulent pas manger de viande, ne mangent pas de viande. Ceux qui défendent la cause animale, défendent la cause animale. Ceux qui défendent toutes les causes du monde font ce qu'ils veulent", poursuit-il. 

"Mais il y a quelque chose là-dedans de l'ordre de la culpabilité et surtout l'air de dire : 'C'est pour votre bien. Regardez, vous allez vivre vachement plus longtemps pour finir par mourir d'un virus dans un Ehpad'. Et tout ça me m'énerve. Maintenant, c'est le mois sans faire l'amour qui va suivre. Et puis le mois-ci, le mois-ça... Puis au bout d'un moment, on ne fera plus rien du tout."

Europe 1
Par Sébastien Krebs, édité par Manon Fossat