La série Vernon Subutex débarque sur Canal +, entre rock et rêves brisés

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Canal + diffuse à partir de lundi soir Vernon Subutex, l’adaptation des romans éponymes de Virginie Despentes, avec Romain Duris. 

C'est l'une des séries les plus attendues du moment en France. Canal + diffuse à partir de lundi soir Vernon Subutex, l’adaptation de deux des trois tomes du roman éponyme de Virginie Despentes, un best-seller vendu à 320.000 exemplaires. Un travail d'écriture qui a nécessité quatre ans d'écriture.

Un homme qui refuse obstinément de s'intégrer au système

La fiction commence par un flash-back, en 1995, au Revolver, le magasin de disques tenu par Vernon Subutex, alias Romain Duris. On y découvre une ambiance rock, une bande de copains et le charisme du disquaire. Vingt-trois ans plus tard, Vernon a perdu de sa superbe. Il a une cinquantaine d’années, une barbe hirsute et beaucoup moins de conquêtes. Son magasin est fermé depuis longtemps et il refuse obstinément de s’intégrer au système.

>> CHRONIQUE - "Vernon Subutex incarné magistralement par Romain Duris"

Résultat : il est expulsé de son appartement et est contraint pour dormir de faire la tournée des copains de la grande époque, comme Xavier, marié, père de famille, embourgeoisé ou Alex Bleach un vieux pote devenu une icône de la musique. Mais ce dernier meurt d’une overdose et laisse à Vernon de mystérieuses cassettes vidéos que certains aimeraient bien récupérer.

Des épisodes bien rythmés

Dans la série, réalisée par Cathy Verney, l’intrigue se rapproche plus du thriller. Les neuf épisodes de 30 minutes sont d'ailleurs bien rythmés. Et si ce n’est pas une transposition directe de l’œuvre - Virginie Despentes n'a pas participé à l'adaptation - l’esprit du livre est là. Et le rock aussi. Les sons de Sonic Youth, Poni Hoax, Daniel Darc, les Thugs, New Order ou encore Jesus and Mary Chain résonnent dans les oreilles des téléspectateurs. Et pour cause, pour cette fiction, le budget consacré à la musique a été sept fois plus important que pour une série traditionnelle.

Europe 1
Par Nicolas Carreau, édité par Clémence Olivier