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Aurélie Dupuy
Fidèle à sa réputation, le journaliste, invité à "La table des bons vivants", a défendu la France du terroir et des régions, aussi bien d'un point de vue journalistique que culinaire.
INTERVIEW

Il est l'incarnation de l'actualité des régions. C'est donc naturellement que Jean-Pierre Pernaut, à la tête du 13 Heures de TF1, connaît aussi parfaitement la gastronomie du territoire. Le présentateur était l'invité, samedi, de l'émission La table des bons vivants, dans laquelle il a partagé ses coups de cœur culinaires.

"Le journal se prépare entre 7h30 et 13h35"

Le journaliste vante ce qui a fait la renommée de son journal. "Le travail dans les régions est essentiel pour être au plus près des gens, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs grands bonheurs. Il y a des choses merveilleuses dans ce pays", martèle-t-il, conscient aussi que ce credo lui a valu bien des moqueries. Mais il a persisté. "Il y a des tas de choses à montrer, des passions. C'est la partie magazine. Et puis, il y a l'actualité vue par les régions. C'est pour ça qu'on avait vu la crise des 'gilets jaunes' arriver un an avant tout le monde", s'enorgueillit le journaliste. Côté assiette, il ne mange qu'après la diffusion du 13 heures. "Le journal se prépare entre 7h30 et 13h35. Il continue à bouger après son démarrage. Et après, souvent, je déjeune avec mon équipe, soit dans un petit restaurant à côté de TF1 soit à la cantine", décrit le présentateur.

Marchés de France

Le journaliste s'est aussi attaché à présenter les plus beaux marchés de France. "Quand on veut l'opinion sur un sujet ou un autre, on va souvent sur un marché, ce que font les hommes politiques en campagne. Ils feraient bien d'y aller toute l'année. C'est sur un marché qu'on sent un pays et les gens." Mais les sillonner lui a aussi donné l'idée de faire un concours gagné la saison dernière par la commune de Sanary-sur-Mer, dans le Var. Cette année, c'est Montbrison, en Rhône-Alpes, qui a remporté la victoire. "Ils ont une fourme que j'ai découverte qui est délicieuse !", s'exclame "JPP". Plutôt amateur de petits bistrots que de grands restaurants gastronomiques, il se dit prêt à faire des kilomètres pour "une bonne tête de veau" ! Et en Picard d'origine, il reste fidèle aux spécialités… de sa région : la ficelle picarde, le pâté de canard, les macarons d'Amiens et le gibier.

Le questionnaire des bons vivants

Pour mieux le connaître côté fourchette, Jean-Pierre Pernaut a accepté de passer sur le gril des interrogations de Laurent Mariotte :

-Le goût de votre enfance ?

"Les clémentines. Pour moi, elles étaient synonymes de Noël. Et celui de la langue de bœuf que me préparait ma mère merveilleusement bien."

-Votre plus beau repas ?

"Le plus beau repas de ma vie, c'est celui de mon mariage. Je ne me souviens plus de ce qu'on a mangé mais ma femme était magnifique."

-Quel plat emmèneriez-vous sur une île déserte ?

"Quelques côtes de bœuf et du poisson pour faire une grillade."

-Quel est votre mot préféré en cuisine ?

"C'est bon !"

-Quel est l’ingrédient inutile en cuisine selon vous ?

"Aucun. J'aime bien goûter de tout, en France ou à l'étranger. Il n'y a pas d'ingrédient que je n'aime pas."

-Quels sont les invités de votre dîner idéal ?

"Ma famille : ma femme, mes enfants, mes petits-enfants."

-Votre adresse secrète ?

"Ce n'est pas secret mais il y a plein de petits restos où j'aime bien aller, notamment au Pays basque, à Saint-Jean-de-Luz, parce que j'ai des copains, parce qu'on chante au bar. Il y a L'alcalde, pas loin de la place Louis XIV, et l'Arrantzaleak.

-Le mot de la FAIM ?

"À table !"