"Je suis devenu un autre" : Francis Huster se confie sur le viol qu'il a subi enfant

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Francis Huster 1:30
L'acteur Francis Huster était l'invité d'Europe 1 le mercredi 12 février 2020. © Europe 1
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Sur les planches actuellement, Francis Huster se trouve aussi dans les librairies. Il publie "Pourquoi je t'aime", dans lequel il raconte ses amours, ses passions et ses souffrances. Invité d'Europe 1, il s'est confié sur le viol qu'il a subi à onze ans et qui a changé le cours de sa vie.
INTERVIEW

Francis Huster semble mener une vie accomplie. Au théâtre Hébertot dès le 20 février avec la pièce Transmission, il vient également de publier Pourquoi je t'aime (Le Cherche-Midi), écrit "pour que les gens s'aiment eux-mêmes", selon ses propres mots. Mais y parvenir ne se fait pas toujours sans souffrance. L'acteur de 72 ans, invité d'Europe 1 mercredi, s'est confié sur un épisode traumatisant de son enfance. Alors qu'il est âgé de onze ans, un homme s'introduit dans la maison de sa grand-mère et le viole. "Je suis devenu un autre, c'est aussi simple que ça", révèle Francis Huster.

"J'ai changé de vie, de personnalité"

"J'ai changé de vie, de personnalité", poursuit l'acteur. Et c'est dans le théâtre qu'il trouve un refuge. A 15 ans, il s'inscrit au conservatoire municipal, puis au cours Florent, intègre le Conservatoire national supérieur dramatique et enfin la Comédie-Française. Le théâtre et les "merveilleux maîtres" qu'il y rencontre le sauvent. "Comme quelqu'un qui tomberait dans le vertige de la musique, je suis tombé dans le vertige des sentiments", raconte-t-il. "Un acteur, c'est merveilleux. Quel métier ! Non seulement on ressent des sentiments sur scène mais, en plus, on ressent les sentiments du public qui nous les fait partager".

Francis Huster est également reconnaissant envers toutes les femmes qui l'ont entouré. "Je dois tout aux femmes. Elles m'ont appris à m'aimer. Paradoxalement, en me montrant mes défauts", explique Francis Huster. "Plus quelqu'un connait ses défauts, plus il s'aime, plus il se respecte", conclut-il.

Europe 1
Par Céline Brégand