Faut-il ressusciter les chanteurs décédés avec des hologrammes ?

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Maria Callas "remonte sur scène" en hologramme.
Maria Callas "remonte sur scène" en hologramme. © Capture d'écran / Callas en Concert - The Hologram Tour - Salle Pleyel - Paris
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Le 30 novembre prochain, à la salle Pleyel, Maria Callas "remontera" sur scène sous forme d'hologramme. Une démarche qui fait débat.
LE DÉBAT

Maria Callas sur la scène de la salle Pleyel, en 2017. Un spectacle événement, porté par le promoteur Ugo Berardi, fait revivre la cantatrice grâce à une technologie en hologramme. Mais la démarche pose question, tout comme à l'époque de Hit Parade, en 2016, qui faisait "revivre" Mike Brant, Claude François, Dalida, et Sacha Distel avec le même procédé.

"Un très bel hommage". Jean-Eric Perrin, journaliste et écrivain et auteur de Qui veut la peau de la chanson française, dénonce ce type d'initiative. "Je trouve ça à la fois morbide, grotesque et affligeant", tance-t-il au micro d'Europe matin. "Ce n'est pas le système technique qui me pose problème. Mais prendre des chanteurs morts et les ressusciter de manière totalement technologique et froide, je trouve ça consternant", explique-t-il. Pour Ugo Berardi, promoteur du spectacle, qui a vu le show à New York avant de choisir de l'importer à Paris, "il n'y a rien de morbide". "C'est très beau, avec une très belle mise en scène : un très bel hommage", souligne-t-il.

"Où est l'échange avec le public ?". Jean-Eric Perrin constate tout de même qu'il manque ce qui fait le sel d'une performance en live : "où est l'échange avec le public ?". Ugo Berardi pose la question sous un autre angle. "Il faut le prendre comme un spectacle, donc ce n'est pas forcément que du live", indique-t-il, rappelant que "lorsque vous avez des chanteurs en live, les lumières ou les effets de son sont préparés tellement en avance que l'on peut se poser la question de ce qui reste du vrai live".