David Foenkinos : "C'est avec l'écriture que je me sens le plus en phase avec moi-même"

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Le romancier David Foenkinos s'est confié au micro d'Europe 1 sur son amour des lettres et de l'art qui transparaît dans son dernier livre. Mais aussi sur sa première rencontre avec le monde de l'art.

INTERVIEW

"La compagnie des livres à changer ma vie". Invité du Club de l'été d'Europe 1 lundi pour la sortie de son dernier livre "Vers la beauté", David Foenkinos s'est confié sur sa découverte avec le monde de l'art et sur la place que l'écriture et la musique a dans sa vie. 

Un destin fait de mots. "Je n'ai découvert le monde de l'art qu'à l'âge de 16 ans", confie David Foenkinos au micro d'Europe 1. "Je ne viens pas d'un milieu littéraire et il n'y avait pas de livres chez moi. Mais en 1991 je me retrouve à l'hôpital pendant plusieurs mois [victime d'une infection à la plèvre, une maladie cardiaque rarissime pour un adolescent, ndlr]. Et à cette époque il n'y a ni réseaux sociaux, ni téléphones portables, il n'y avait que les livres", détaille-t-il. "Leur compagnie a complètement changé ma vie et après mon destin a été uniquement lié aux livres".

L'écriture pour être en phase avec soi-même. Un amour des mots qui l'a conduit à écrire par la suite près de vingt romans et à recevoir en 2014 le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens. Pourtant, entre lecture et écriture il y a un fossé : "Ce n'est pas la même énergie. On a tous besoin de trouver la façon avec laquelle on va s'exprimer le mieux : que ce soit la danse, la musique ou même la cuisine. Moi, assez rapidement, je me suis rendu compte que c'était en écrivant des lettres, en essayant de mettre des mots sur ce que je ressentais que je me sentais le plus en phase avec moi-même", explique David Foenkinos.

Une expérience qui déteint sur ses personnages. Une histoire personnelle et une fascination pour l'art dont on devine qu'elles ont inspiré le parcours d'Antoine Duris, un personnage du dernier roman de David Foenkinos. Enseignant aux Beaux-Arts de Lyon, le protagoniste de Vers la beauté va soudainement quitter son poste pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay. "On comprend tout de suite qu'Antoine a vécu quelque chose d'extrêmement douloureux, de violent dans sa vie et qu'il va se recomposer dans la vie par la proximité des tableaux et de la beauté. C'est un livre très personnel", dévoile le romancier.

Europe 1
Par Ugo Pascolo