Comment la pop culture est-elle arrivée en Europe ?

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Andy Warhol, pop, culture, Martin BERNETTI / AFP 1280 1:55
© Martin BERNETTI / AFP
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Mouvement culturel né après la Seconde guerre mondiale, la pop culture influence grandement la société actuelle. Et comme l'explique Jean-Bernard Hebey à Wendy Bouchard sur Europe 1, c'est aux États-Unis que tout a commencé.
LE TOUR DE LA QUESTION

La société d'aujourd'hui a été largement influencée par la pop culture, qui a littéralement explosé dans les années 60. Comme souvent, c'est de l'autre côté de l'Atlantique, aux États-Unis, que ce courant, qui se retrouve dans les arts, la mode ou encore la musique, a vu le jour.

"Brusquement, cela nous a plu." C'est après la Seconde guerre mondiale que la "pop" est arrivée en Europe, avec les Américains "venus à la rescousse" et sans qui "nous aurions perdu la guerre", rappelle Jean-Bernard Hebey, journaliste et figure du mouvement pop pour avoir présenté "Salut les copains", émission mythique d'Europe 1.

Ils "sont arrivés dans des pays appauvris par la guerre" que Jean-Bernard Hebey définit comme "des pays en noir et blanc" alors que les USA étaient "un pays en couleur", raconte-t-il au micro de Wendy Bouchard, vendredi sur Europe 1. "Ils sont arrivés avec les bas nylons, les chewing-gums, avec la musique qui, à l’époque, n’était pas du rock mais du jazz. Brusquement, cela nous a plu." Tout cela représentait "un univers vers lequel on avait envie d'aller".

Un voyage marquant aux États-Unis. Né en 1945, Jean-Bernard Hebey, co-auteur avec Christian Louis Eclimont du Grand livre du pop (éd. Marabout), a donc pris de plein fouet l'avènement de ce mouvement culturel. Il se souvient notamment de son premier voyage aux États-Unis alors qu'il était âgé de 16 ans.

>> De 9h à 11h, c’est le tour de la question avec Wendy Bouchard. Retrouvez le replay de l’émission ici

"J’arrivais de France où il y avait un président qui était un vieux militaire bedonnant marié à une institutrice de province. J’arrive aux Etats-Unis et je vois un playboy marié à un top-modèle. Mon père avait une dauphine ou une 4CV, là-bas, les Amish chez qui j’habitais avaient un paquebot olive ou rose. En France, j’avais droit à Verchuren ou à des joueurs d’accordéon. J’arrive à Los Angeles ou à New York où 74 radios vomissent du rock’n’roll toute la journée", décrit-il. Impossible alors de ne pas succomber.

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau