Comment François Morel a trouvé le thème de son album… dans un vide-grenier

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François Morel 6:48
François Morel, comédien, était l'invité d'Anne Roumanoff dans Ca fait du bien, mercredi. © Europe 1
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Le destin d'Yves-Marie Le Guilvinec, marin breton décédé à l'âge de 30 ans en 1900, a croisé par hasard celui de François Morel dans un vide-grenier breton près de Saint-Lunaire. C'est à ce moment-là qu'est né l'album "François Morel chante Yves-Marie Le Guilvinec" et l'ouvrage "Tous les marins sont des chanteurs".

Le comédien François Morel fait feu de tout bois : théâtre, cinéma, télévision, chronique radio, musique… L'artiste, qui se décrit lui-même comme un "fantaisiste", était l'invité d'Anne Roumanoff dans l'émission Ça fait du bien, mercredi sur Europe 1, pour raconter l'itinéraire de son nouvel album, François Morel chante Yves-Maris Le Guilvinec, en duo parfois avec Bernard Lavilliers et Juliette. 

Tout commence à Saint-Lunaire, pas très loin de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine. Par un dimanche après-midi ensoleillé, François Morel décide de passer faire un tour dans un vide-grenier avant d'aller à la plage. "Je suis tombé sur un fascicule d'Yves-Marie Le Guivinec (1870-1900). Sur la première page, il y avait la chanson 'La Cancalaise'. C'est une chanson que chantait mon grand-oncle Octave. C'est là que je me suis dis que depuis le décès d'Octave, je n'entendais plus cette chanson. J'ai alors acheté le fascicule et j'ai découvert des oeuvres intéressantes", raconte-t-il. 

François Morel a alors fait appel à son ami et chanteur Antoine Salher. Les deux artistes se sont mis à travailler sur la retranscription de ces textes et ont composé l'album mais aussi un livre, Tous les marins sont des chanteurs.

"Moi aussi, je trouve ce garçon bizarre"

Car François Morel ne s'est pas arrêté aux chansons du marin Yves-Marie Le Guilvinec. Il a fait des recherches sur la vie du breton, avec l'aide du romancier et cinéaste Gérard Mordillat. À côté de l'album, une biographie du marin mort à l'âge de 30 ans et des échanges par lettre avec sa mère sont publiés. Des lettres drôles et parfois très absurdes. Ce à quoi François Morel répond par une boutade : "Il faut dire qu'il ne buvait pas que de l'eau non plus !"

"Moi aussi, je trouve ce garçon bizarre", confie le comédien. Mais il ajoute que ces textes ont une véritable résonance moderne : "Ces écrits font écho a beaucoup de choses que l'on vit aujourd'hui. S'il avait parlé seulement de son époque, peut-être que l'on se serait moins intéressés à son travail."

Et lorsqu'on lui demande si ce travail d'orfèvre qu'est l'écriture de textes absurde existe encore aujourd'hui, François Morel répond toujours avec le sourire : "J'en suis le dernier représentant !"

Europe 1
Par Manon Bernard