Alain Ducasse : "J'adore chiner, ça aide à donner de la personnalité à mes restaurants"

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Alain Ducasse dévoile sa passion pour la chine et la découverte d'objets anciens, au micro de Bernard Poirette. Une passion qui l'anime depuis des années, tout comme la cuisine. 
INTERVIEW

Il est l'un des plus grands chefs français, mais c'est également un chineur émérite. Au micro de Bernard Poirette dimanche, Alain Ducasse s'est livré sur sa passion "addictive" pour la collection d'objets en tous genres, et même "compulsive" en ce qui concerne les malles de voyage. Mais le chef a su allier cette passion pour les choses anciennes à la cuisine en décorant ses restaurants avec ses trouvailles.

Faire des dîners royaux avec de l'argenterie ancienne. "J'adore chiner, parce que ça aide à donner de la personnalité à mes restaurants", dévoile le chevalier de la légion d'honneur. "Dès que je peux, je me rends dans les brocantes et les vide-greniers pour dénicher des objets". Des trouvailles que le chef expose parfois dans ses restaurants : "On vient d'en ouvrir un en Chine et il y a un espace dédié avec une très belle collection de tables anciennes. [...] Mais je ne trouve pas tout seul : j'ai pas mal de 'sourceurs', des gens qui pistent pour moi beaucoup d'objets de tables et d'argenterie", explique Alain Ducasse au micro d'Europe 1.

"Par exemple; à Versailles, on a une immense vitrine où le client peut choisir des objets, et on fait des dîners royaux avec cette argenterie. Nous y prenons extrêmement soin, les clients aussi, et cela donne l'impression de replonger dans l'histoire", avance-t-il, avant de continuer : "Ça participe au plaisir d'un dîner gastronomique"

Les malles de voyage, une collection compulsive. Alain Ducasse a donc su allier l'utile à l'agréable, mais parmi tous les objets qu'il collectionne, certains trouvent une place particulière dans son cœur : les malles de voyage. "J'ai un besoin très régulier d'acheter un bagage", confie-t-il avant de détailler : "J'ai besoin de me nourrir de la beauté des objets anciens". D'ailleurs, la dernière pépite dégotée par le chef, qui a trôné en haut de la Tour Eiffel pendant plus de 10 ans, est une mallette Hermès âgée d'une centaine d'années qui est "absolument incroyable de délicatesse et de raffinement", glisse-t-il.

Et pour trouver ce genre d'objets rares, le chef n'hésite pas à aller lui-même les dénicher. "Je suis un grand amateur des puces de Saint-Ouen, j'y vais de manière addictive environ 25 fois par an", avant de conclure avec une ficelle d'expert : "C'est un des lieux où je trouve entre 60 et 80% des objets que je collectionne". Si vous êtes tombé sous le charme de la décoration des restaurants d'Alain Ducasse, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Europe 1
Par Ugo Pascolo