Les sites de paris sportifs perdants de la Coupe du monde

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La victoire bleue a coûté cher aux opérateurs de paris qui enregistrent une perte à court terme. 1:09
La victoire bleue a coûté cher aux opérateurs de paris qui enregistrent une perte à court terme. © AFP
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Les montants pariés ont battu tous les records lors de la Coupe du monde en France. Mais la victoire des Bleus n'est pas une bonne opération pour les sites de paris sportifs.

L’heure est au bilan pour les sociétés de paris sportifs après cette Coupe du monde victorieuse pour la France. Les parieurs ont été plus nombreux que jamais, les montants mis en jeu ont battu tous les records. Rien que sur le site et les points de vente de la marque Parions sports, 32 millions d’euros ont été misés dimanche, écrasant le record précédent de 18 millions d'euros lors de la finale de l’Euro 2016.

Une perte à court terme. Pour autant, le magnifique parcours et le dénouement heureux pour l’équipe de France ne sont pas forcément une bonne opération pour les Betclic, Winamax, Unibet et autre Bwin. La victoire bleue a coûté cher aux opérateurs de paris qui enregistrent une perte à court terme. "Il y a cinq ou six opérateurs sur le marché qui se font de la concurrence sur les cotes. Si vous avez misé 100 euros sur la France en finale vous avez gagné 200 euros donc on a perdu plus de deux fois ce qui a été misé", détaille Emmanuel de Rohan Chabot, le directeur général du site Zebet.

Mais de nouveaux parieurs. Bonne nouvelle toutefois pour les sociétés de paris sportifs : environ 400.000 nouveaux parieurs se sont inscrits ces dernières semaines. Timothée Loizeau, directeur produits du PMU, espère les fidéliser. "Deux ans après l'inscription d'un nouveau joueur, il reste 30% des joueurs actifs sur les plateformes de paris sportifs. Tout l'enjeu va être de développer l'usage du pari sportif sur la saison de Ligue 1 qui va commencer à partir du mois d'août et du mois de septembre", explique-t-il.

L’autorité de régulation du secteur (ARJEL) publiera des chiffres complets mercredi. La France, jusqu’ici moins parieuse que ses voisins, est peut-être en train de rattraper son retard.

Europe 1
Par François Geffrier, édité par Clémence Olivier