L'ancien entraîneur d'Umtiti : "J'étais persuadé qu'il pouvait atteindre les plus hauts sommets du foot"

  • A
  • A
Samuel Umtiti a marqué un but dans cette Coupe du monde remportée dimanche à Moscou. 1:29
Samuel Umtiti a marqué un but dans cette Coupe du monde remportée dimanche à Moscou. © FRANCK FIFE / AFP
Partagez sur :
Samuel Umtiti est devenu à 24 ans champion de monde avec les Bleus. "J'étais persuadé qu'il pouvait atteindre les plus hauts sommets du football", se souvient son ex-entraîneur à Lyon.
INTERVIEW

Pas encore 25 ans, un titre de champion du monde et une impression de solidité au sein de la défense tricolore : Samuel Umtiti a brillé lors de cette campagne victorieuse de Russie, inscrivant au passage le but décisif contre la Belgique, en demi-finales. Une performance qui s'explique en partie par le long travail effectué pendant ses jeunes années à Lyon, où il a évolué jusqu'en 2016.

"Un joyau à polir". Ces années-là, il les a passées avec Régis Molouba, qui l'a repéré à l'âge de 6 ans et entraîné pendant dix ans. "Au moment où je l'ai repéré, j'avais la certitude qu'avec ce talent, on détenait un joyau et qu'il fallait le polir", se souvient au micro d'Europe 1 l'entraîneur des benjamins du FC Ménival, un club du 5ème arrondissement lyonnais. "J'étais persuadé qu'il pouvait atteindre les plus hauts sommets du football. La Coupe du monde, ça clôt tout le travail."

Entendu sur europe1 :
Le haut niveau, ce n'est pas simplement être bon footballistiquement, c'est un travail du mental

Lors de la compétition, le joueur du FC Barcelone a formé avec Raphaël Varane une charnière centrale fiable dans les moments où les Bleus subissaient, contre la Belgique ou la Croatie. "Le haut niveau, ce n'est pas simplement être bon footballistiquement, c'est un travail du mental qui se fait par un moment de sacrifice, de souffrance", explique Régis Molouba.

Les "sacrées montées" lyonnaises. "On avait l'habitude de travailler tous les dimanches, de 9 heures à 12 heures, de grimper les collines de Fourvière, les marches du musée gallo-romain de Lyon, le parc de Parilly et la montée des Battières, des sacrées montées." Quelques années plus tard, Coupe du monde à la main, "Big Sam" peut se dire que les sacrifices de sa jeunesse lyonnaises ont payé.

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec