En attendant le maillot officiel, des supporters se font broder (illégalement) la deuxième étoile

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© Nike / YouTube
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Après le sacre des Bleus en Coupe du monde, les supporters rivalisent d'astuces pour arborer un maillot avec la fameuse deuxième étoile. Certains s'en font même broder une autre sur l'ancien maillot.

Les maillots des Bleus à deux étoiles de champion du monde se font attendre des supporters. Alors que quelques maillots ont été vendus en ligne et offerts à quelques people dès dimanche soir, les nouveaux maillots ne devraient finalement pas être disponibles avant mi-août, selon Nike, qui les fabrique. En attendant, des fans pressés dessinent ou cousent la fameuse deuxième étoile sur leur maillot. Quelques couturiers se sont aussi mis à proposer ce service… Mais ce n'est pas sans risque. 

10 euros la deuxième étoile. Nicolas, un couturier basé dans le Val-d'Oise, propose dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux de modifier lui-même les maillots des supporters. La broderie coûte 10 euros, et cela ne prend que 40 secondes. La séquence a été vue par plus de mille personnes. L'artisan customise les tee-shirts de ses amis, mais aussi de clients qui se déplacent jusqu'à son atelier.

Une démarche illégale. Un autre couturier parisien a eu la même idée, mais il a préféré suspendre son affaire après avoir contacté un avocat spécialisé dans la propriété intellectuelle. Maître Olivier Legrand lui a expliqué que la démarche était tout bonnement illégale. "Le logo du coq, avec marqué FFF en dessous et l'étoile, c'est une marque déposée par la Fédération française de football. Normalement, on n'a pas le droit de modifier une marque. Si on rajoute une étoile, on modifie la marque, et c'est susceptible de constituer de la contrefaçon", prévient-il. 

Pour l'heure, aucune plainte n'a été déposée, ni par Nike qui fabrique les maillots, ni par la Fédération française de football. Si tel était le cas, les couturiers risqueraient alors jusqu'à trois ans de prison et 300.000 euros d’amende.

Europe 1
Par Côme Delanery, édité par Anaïs Huet