NDDL, SNCF, Air France : les temps forts de l'interview d'Édouard Philippe

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NDDL, SNCF, Air France : les temps forts de l'interview d'Édouard Philippe
Édouard Philippe est revenu jeud matin sur les sujets brûlants du moment.
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Le Premier ministre était l'invité exceptionnel de Patrick Cohen dans la matinale d'Europe 1 à partir de 8h10. Il a abordé les sujets brûlants du moment, de Notre-Dame-des-Landes à Air France en passant par la réforme de la SNCF.

ÉVÉNEMENT

Réforme de la SNCF, réforme des universités, évacuation de Notre-Dame-des-Landes… Le Premier ministre Édouard Philippe a répondu aux questions qui font l'actualité jeudi matin, au micro de Patrick Cohen, dès 8h10 sur Europe 1. À quelques jours du premier anniversaire du quinquennat d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe était interrogé sur le bilan de l'action de son gouvernement et sur les grands chantiers à venir.

Wauquiez "dans la nuance", Hollande "amer". Interrogé sur les critiques qui pleuvent sur Emmanuel Macron, Édouard Philippe se montre volontiers pince-sans-rire à propos de Laurent Wauquiez. "Il faut reconnaître qu'il est toujours dans la nuance, dans la mesure…" Quant à François Hollande, qui a déclaré mercredi soir sur Quotidien qu'Emmanuel Macron n'était pas le président des riches mais des "très riches", le Premier ministre ne l'épargne pas. "Je pense que François Hollande est amer et que l'amertume est un poison de l'esprit."

Le chef du gouvernement en appelle à la "responsabilité" des salariés d'Air France. Alors qu'une consultation de neuf jours sur un projet d'accord proposé par la direction s'apprête à démarrer chez Air France, Édouard Philippe a salué une "décision courageuse" du PDG, Jean-Marc Janaillac. Celui-ci a en effet mis sa démission dans la balance, indiquant qu'il partirait si les salariés refusaient cet accord. "Si la consultation qu'il a organisée ne donnait pas les résultats qu'il espérait, j'inciterais tout le monde à boucler sa ceinture de sécurité parce que les turbulences ne seraient pas minimes", estime Édouard Philippe, qui en appelle à "la responsabilité des salariés d'Air France". 

Édouard Philippe défend la réforme de l'université. Pour Édouard Philippe, la réforme des universités ne peut qu'améliorer les chances de réussite des étudiants. Rappelant que le tirage au sort autrefois mis en place pour régler les problèmes de sureffectifs dans certaines filières n'était "pas satisfaisant", le chef du gouvernement a souligné le déblocage de "un milliard d'euros de plus pour accompagner la mise en oeuvre du plan étudiant". "Nous avons indiqué que nous étions disposés à affecter des moyens supplémentaires là où les demandes des étudiants étaient plus importantes. Notamment tout ce qui est filières courtes comme BTS ou DUT."

Les occupants illégaux de NDDL devront "avoir quitté les lieux" le 14 mai. "Ceux qui ne veulent pas respecter ce processus ont vocation à quitter les terrains." Édouard Philippe souligne sur Europe 1 que l'État compte toujours faire preuve de fermeté vis-à-vis des zadistes de Notre-Dame-des-Landes. En effet, "28 occupants illégaux ont accepté la main tendue de l'État" et déposé des dossiers pour présenter des projets agricoles. Mais les autres, eux, "devront avoir quitté les lieux" au 14 mai. C'est la date à laquelle "la préfète va convoquer la première réunion du comité qui a vocation à analyser les dossiers déposés par ceux des occupants illégaux qui veulent rentrer dans le droit chemin".

Édouard Philippe évoque la reprise de la dette de la SNCF. Alors que le Premier ministre a promis des rencontres bilatérales avec les syndicats le 7 mai prochain, il ne sera pas question, prévient-il, de revenir sur le pacte ferroviaire adopté en première lecture à l'Assemblée. "Le 7 mai, je vais pas dire qu'une loi a été votée mais qu'on va s'asseoir dessus. Cette loi, telle qu'elle est rédigée, a reçu l'assentiment de 454 députés sur 577", rappelle le chef du gouvernement.

En revanche, il sera bien question de la reprise de la dette de la SNCF par l'État. "Comment on va l'organiser ? Quel montant ? Quelles modalités ? Tout ça, ce sont des questions importantes. Le montant, le rythme, les modalités... les syndicats savent que ma main a toujours été tendue et elle a toujours été très ferme." Estimant que "les finances magiques, cela n'existe pas", Édouard Philippe souligne que la reprise de la dette de la SNCF va alourdir celle de l'État. Par conséquent, "les Français sont en droit d'être exigeants" vis-à-vis du groupe ferroviaire, qui doit être plus performant et cesser d'être déficitaire.

>> Retrouvez l'interview intégrale d'Édouard Philippe :