Consultation chez Air France : Édouard Philippe appelle les salariés à "prendre leurs responsabilités"'

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Invité exceptionnel d'Europe 1, le Premier ministre a affirmé son soutien au PDG d'Air France Jean-Marc Janaillac, qui a remis son poste en jeu lors d'une consultation interne sur les salaires.
INTERVIEW

"Chacun doit prendre ses responsabilités" : alors que la crise couve chez Air France avec le lancement d'une consultation sur les salaires qui pourrait conduire à la démission du PDG Jean-Marc Janaillac, Édouard Philippe appelle les salariés à bien réfléchir avant de voter. "Une entreprise qui verrait son patron partir ainsi ne serait pas dans les meilleures conditions pour affronter la suite. C'est la responsabilité des salariés d'Air France, chacun doit prendre ses responsabilités", a déclaré le Premier ministre, invité exceptionnel de la Matinale de Patrick Cohen sur Europe 1 jeudi.

"Une position courageuse". Après deux mois de conflit et onze jours de grève qui ont coûté 200 millions à la compagnie, une consultation s'ouvre jeudi matin à 10 heures. Un vote sur Internet pour ou contre la proposition d'augmentation des salaires proposée par la direction, et que la majorité des syndicats rejettent. Or, un vote contre pourrait déboucher sur le départ du PDG du groupe, Jean-Marc Janaillac, qui a prévenu qu'il ne "voyait pas comment [il] pourrait rester à la tête d'Air France" en cas de victoire du non.

Je trouve que la position de Jean-Marc Janaillac est courageuse, je salue son initiative", a assuré Édouard Philippe, qui prévient au passage les salariés qui envisageraient de voter contre le plan du PDG : "si la consultation qu'il a organisée ne donnait pas les résultats qu'il espérait et s'il en tire les conséquences, j'inciterais volontiers tout le monde à attacher sa ceinture de sécurité parce qu'à mon avis, les turbulences ne seraient pas minimes".

Pas de baisse des taxes. Interrogé sur l'opportunité de baisser les redevances aéroportuaires qui, selon les syndicats, plombent la compétitivité d'Air France, le Premier ministre s'est montré ferme. "Ces taxes, elles financent quoi ? L'investissement et le développement des aéroports, la qualité de service, la sécurité. C'est trop facile de baisser les taxes. Vous voulez que les entreprises ne paient plus d'impôts ? Non évidemment."

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