Christophe Castaner (En Marche !) : "On n'est pas en train de distribuer des pin's" pour les législatives

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Invité du "Club de la presse" mardi, le porte-parole d'Emmanuel Macron a averti que chaque personne qui rejoindrait La République en marche devait s'y inscrire dans un projet durable.

INTERVIEW

Manuel Valls a annoncé mardi qu'il serait candidat de la "majorité présidentielle" dans son fief d'Evry, dans l'Essonne, aux élections législatives du 11 et 18 juin. Pas si vite, a réagi quelques minutes plus tard sur Europe 1, Benjamin Griveaux. Un message repris par Christophe Castaner, lui aussi porte-parole d'Emmanuel Macron, mardi soir dans le Club de la presse. Car l'ancien Premier ministre n'a pas encore été officiellement investi par La République en Marche.

"Il y a une maladresse, il faut la rattraper". "On a rappelé une règle simple : il faut candidater et non déclarer à la presse qu'on a l'investiture. Il y a une maladresse, il faut la rattraper. Je crois qu'il a échangé avec le président de la commission nationale d'investiture. Il est candidat, cela ne veut pas dire qu'il aura l'investiture", prévient dans le Club de la presse, Christophe Castaner, lui aussi porte-parole d'Emmanuel Macron.

Comme tous les autres candidats, Manuel Valls connaîtra donc la décision de la commission jeudi. Si elle considère qu'un autre candidat est mieux placé pour l'emporter, Manuel Valls pourrait donc être recalé. La République en marche a "déjà arrêté sur la circonscription de M. Valls une candidate", a d'ailleurs souligné mardi son "M. Investitures", Jean-Paul Delevoye. Un tel choix pourrait faire office de sérieux camouflet pour l'ex-locataire de Matignon.

Entendu sur Europe 1
Le renouvellement des pratiques se traduit aussi quelquefois par le renouvellement des hommes.

"Le passé de Valls l'engage plus que d'autres". "Bien sûr, mais Emmanuel Macron a posé une règle : celle du renouvellement des pratiques. Et ça se traduit aussi quelquefois par le renouvellement des hommes", lance Christophe Castaner. "Je ne suis pas en train d'apporter une réponse pour Manuel Valls, je ne connais pas le sentiment de la commission mais il est normal qu'il passe sur tous les filtres qui sont mis en œuvre. Je crois même que le passé de Manuel Valls l'engage plus que d'autres et qu'il aurait dû accepter cette règle du jeu et cette exemplarité", explique-t-il.

Même sans investiture, "il pourra contribuer" à la majorité. Évidemment, Emmanuel Macron aura aussi son mot à dire. "Mais je crois que le président de la République élu a tout intérêt à ne pas descendre dans ce niveau d'analyse, d'examen", avance le député des Alpes-de-Haute-Provence. Et d'ajouter : "Si demain Manuel Valls est élu sans l'investiture d'En Marche !, il pourra aussi contribuer" à la majorité présidentielle.

"En Marche ! n'est pas une entreprise de recyclage". Plus globalement, Christophe Castaner refuse que son parti soit "une entreprise de recyclage de tous ceux qui étaient contre Emmanuel Macron, qui ont appelé au front républicain, notamment le Parti socialiste. On n'est pas en train de distribuer des pin's ! On veut une majorité claire et fidèle autour du projet sur lequel a été élu Emmanuel Macron."