Primaire, affaires et désunion: voici les raisons des fiascos de 2017, selon les adhérents LR

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Primaire, affaires et désunion: voici les raisons des fiascos de 2017, selon les adhérents LR
Une affiche électorale de François Fillon, lors de la présidentielle 2017.@ AFP
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Interrogés dans un questionnaire interne au parti, les adhérents LR ont mené leur travail d'introspection sur les échéances de 2017.

"Connais-toi toi-même", dit l'adage, inscrit sur les ruines du temple d'Apollon. Mais ce sont sur d'autres ruines, politiques cette fois, que les adhérents LR vont graver leur introspection. Alors que les dernières fumerolles des fiascos électoraux de 2017 se dissipent avec les bons résultats aux sénatoriales, les militants ont livré leurs ressentis dans un "questionnaire pour la refondation", interne au parti, révèle franceinfo. Une initiative de Bernard Accoyer, le secrétaire général de LR, envoyée aux 230.000 adhérents, entre le 26 juillet et le 15 septembre. Et qui a générée plus de 40.000 réponses. 

Vacciné de primaire. Premier enseignement du questionnaire, près des trois-quart des adhérents LR interrogés (70%) ne veulent plus entendre parler de primaire ouverte pour désigner leur champion. Et ils sont mêmes 74% à vouloir enterrer ce principe pour les élections locales. Alors que François Fillon avait été triomphalement désigné, il n'était pas parvenu ensuite à réunir derrière lui sa famille politique, les débats parfois virulents de la primaire ayant laissé trop de traces. 

Boulet de la campagne de François Fillon, le "climat des affaires" constitue par ailleurs la principale raison de l'échec de la droite à la présidentielle, pour 76% des militants. Vient en deuxième position le "manque d'union de notre famille politique" (66%), loin devant un "déficit de pédagogie" (25%), ou un "manque d'actions militantes" (8%).

Sentiment de trahison. Preuve que les adhérents jugent sévèrement les cadres du parti, 63% des militants sondés imputent l'échec des législatives au "ralliement de personnalités de la droite à Emmanuel Macron après le second tour de la présidentielle". Une périphrase pour évoquer un sentiment de trahison.