Affaire Squarcini : Dati se demande si NKM doit rester dans la primaire

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Affaire Squarcini : Dati se demande si NKM doit rester dans la primaire
Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet, en 2012.@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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"Le Monde" avait révélé vendredi une conversation entre NKM et Bernard Squarcini, l'ancien patron du renseignement, très virulente à l'égard de Rachida Dati.

L'eurodéputée Rachida Dati a demandé dimanche de mettre "hors jeu" Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire de la droite, après la révélation d'échanges très virulents à son égard avec l'ancien chef du renseignement, Bernard Squarcini.

"La classe politique doit la mettre hors-jeu". "Je considère que la classe politique doit la mettre hors-jeu, elle doit la mettre à l'index, elle doit lui demander des comptes", s'est exclamée Rachida Dati, invitée de BFMTV. "Mme Kosciusko-Morizet a demandé l'exclusion de Jean-Frédéric Poisson pour des propos dont il s'est excusé, mais elle a encore sa place dans la primaire ? Je (le) demande à la haute autorité" (qui supervise la primaire), a ajouté la maire du 7e arrondissement de Paris, qui soutient la candidature de Nicolas Sarkozy à cette primaire.

"Tu me tues Rachida et Fillon". Le Monde a révélé vendredi une conversation avec NKM interceptée par les policiers qui écoutaient Bernard Squarcini. "Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon. [...] Parce que Rachida on n'en veut plus. [...] Basta crapoto", réclame Bernard Squarcini. NKM répond : "Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c'est d'éteindre". Et un peu plus tard les deux correspondants plaisantent en évoquant l'identité du père de la fille de Rachida Dati. "C'est vraiment une..." lâche alors NKM, sans finir son propos.

Une procédure judiciaire envisagée. Pour Rachida Dati, cette conversation de 2013, "c'est un truc d'État de droit, c'est grave : on a utilisé le patron du renseignement pour 'tuer' un adversaire politique, enquêter sur ma vie privée, on a fait suivre ma petite fille", s'est-elle indignée, laissant entendre qu'une procédure judiciaire était envisagée : "Mes avocats ont ces révélations en main".

NKM ne s'en souvient pas "précisément". De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet, interrogée sur France 3, a dit ne pas se souvenir "précisément" de cette conversation, intervenue alors qu'elle briguait la mairie de Paris. "C'est un contexte très particulier de la campagne. Il y avait (Jean) Tiberi qui voulait être à nouveau candidat dans le 5ème arrondissement. Mais je me souviens à l'époque d'avoir appelé tous les candidats dont on me disait qu'ils étaient proches de Tiberi pour leur demander de passer le message que ce serait mieux qu'il n'y aille pas", explique-t-elle. Squarcini, "c'est juste un ami de Tiberi connu comme tel et comme je le connais, je l'appelle" a-t-elle ajouté. "Quant au langage, chacun a son style", a-t-elle conclu.