L'agresseur de Nathalie Kosciusko-Morizet condamné à trois mois avec sursis et 1.000 euros d'amende

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L'agresseur de Nathalie Kosciusko-Morizet condamné à trois mois avec sursis et 1.000 euros d'amende
@ HASSELT / AFP
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Vincent Debraize, qui avait agressé Nathalie Kosciusko-Morizet en juin dernier, a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende.

Le maire d'une petite commune de Normandie, Vincent Debraize, a été condamné jeudi à trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende pour l'agression de l'ex-députée Nathalie Kosciusko-Morizet (LR) le 15 juin dernier, durant la campagne des législatives.

Une agression sur un marché parisien. Trois jours avant le second tour, la candidate LR distribuait des tracts sur un marché parisien lorsqu'elle avait été prise à partie par Vincent Debraize, 55 ans, maire de Champignolles (Eure). L'ex-ministre avait été brièvement hospitalisée après avoir chuté et perdu connaissance.

Une peine de quatre mois avec sursis et 1.500 euros d'amende avait été requise à l'encontre de l'édile, poursuivi pour "outrage et violence sur personne chargée d'une mission de service public". "Lorsqu'un citoyen n'est pas content d'un élu, la seule sanction possible est de ne pas voter pour lui, pas de l'agresser", avait expliqué le procureur.

"Une attitude contraire à la démocratie". "C'est une très bonne décision parce qu'elle sanctionne une attitude totalement contraire à la démocratie", a réagi devant la presse Me Jean-Yves Dupeux, avocat de NKM. "Nathalie Kosciusko-Morizet a très mal vécu tout cela et elle est aujourd'hui très soulagée de savoir qu'elle a été entendue et qu'on a pris en considération les souffrances qu'elle a subies", a-t-il dit.

Sans doute un appel de la part de l'agresseur. Les avocats de l'élu avaient plaidé la relaxe, jugeant "contestables" les faits reprochés à leur client qui a toujours nié avoir exercé des violences à l'encontre de l'ex-députée de l'Essonne. Me Antoine Lachenaud, l'avocat de Vincent Debraize, absent à l'audience, a indiqué pour sa part qu'il doutait que son client se satisfasse du jugement et ne serait pas étonné qu'il fasse appel.