En roue libre à Marseille

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Made in France est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Marseille : louer des voitures électriques à 1€ le quart d’heure


Il s’agit d’un service d’autopartage comme AutoLib, BlueCub et autres BlueLy du groupe Bolloré. Sauf qu’il est à la fois moins cher, plus pratique, et entièrement développé par une femme. Ce service s’appelle Totem.Mobi et nous vient de la ville la plus embouteillée de France : Marseille dans les Bouches-du-Rhône (13). Seule grande agglomération encore non couverte par l’autopartage. La grande différence avec Autolib ? Il n’est pas nécessaire de ramener la voiture à une borne. On peut la laisser n’importe où en centre-ville, quelqu’un la déposera à un point de recharge. Autre intérêt, le prix : 1 € le quart d’heure contre 5 à 7 € la demi-heure pour Autolib.Plus de deux fois moins cher !


Comment ce service arrive à proposer de tels tarifs ?

En rognant sur la valeur des voitures tout d’abord. La flotte est composée de Renault Twizy. Un modèle biplace à quatre roues entre le scooter et la Smart, donc beaucoup moins cher. Ensuite, les voitures servent de panneaux publicitaires. Elles peuvent être totalement relookées par les annonceurs. Cela explique pourquoi il est possible de les rendre n’importe où : les passant auront plus de chances de voir les pubs. Toutes ces astuces en font le service d’autopartage le moins cher de France. Pour l’heure, il ne fonctionne qu’à Marseille. Mais l’ambition, c’est évidemment de s’attaquer à d’autres villes, puis à l’Europe toute entière. Jusqu’ici, on ne constate aucune hostilité de la part des taxis. D’ailleurs, il n’y a pas vraiment de concurrence. Vu les tarifs proposés, la plupart des clients n’auraient jamais pris le taxi.


Totem.Mobi reste un bel exemple d’entreprenariat féminin. On le rappelle : même s’il n’y a que 30% de femmes dirigeantes, quand elles sont aux commandes, leurs entreprises ont une performance supérieure à celles dirigées par les hommes. Elles devraient donc plus souvent sauter le pas et devenir chefs d'entreprise.