Paris : le meuble français s'exporte aux USA

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Made in France est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Roche Bobois : une des rares marques tricolores à séduire les américains



Ses créations sont devenues cultes aux États-Unis. Là bas, on l’appelle « Roche Bobois Paris », comme la ville qui l’a vu naitre en 1960.



Son succès est fulgurant : l’année dernière, la marque est entrée dans le top 100 des enseignes de mobilier aux USA. Une performance puisque la seule marque non américaine avec Roche Bobois dans ce classement, n’est autre que l’incontournable Ikea.



Les américains adorent, l’actrice Gwyneth Paltrow est une une grande fan. Et pour cause, la maison travaille avec des designers et des couturiers très associés à Paris : Jean-Paul Gaultier, Kenzo ou Sonia Rykiel.



Mais ironie de l’histoire, Roche Bobois joue aujourd’hui l’ambassadeur de l’art de vivre à la Française. Alors qu’il a commencé en distribuant des meubles… scandinaves.



Le nom Roche Bobois vient d’ailleurs de la fusion de deux magasins concurrents : les établissements Roche et l’enseigne Beau Bois. Leurs deux familles étaient amoureuses de meubles modernes, scandinaves. Ils voulaient en finir avec le style rustique et les sculptures « moustaches ». Ils se sont donc associés.



La société a résisté à l’effondrement du marché du meuble de 2009. On se souvient pourtant des nombreuses victimes, notamment du démantèlement du groupe Alsacien Mobilier Européen et de ses enseignes Atlas, Fly, Crozatier.



Roche Bobois, lui, a préféré faire le dos rond en France. En parallèle, il a multiplié les ouvertures de magasins à l’étranger. Résultat, aujourd’hui, 60% du chiffre d’affaire est réalisé à l’export. Et la croissance à l’international permet d’amortir, les déficits français et de certains pays européens.


On dit souvent que les entreprises Françaises n’arrivent pas à dépasser le stade de PME. C’est aussi parce qu’elles n’osent pas… aller à l’international. Or parfois, cela paie.