Didier Deschamps : "Ma fierté première, c’est d’avoir construit un groupe"

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Didier Deschamps : "Ma fierté première, c’est d’avoir construit un groupe"
"Ma fierté première, c’est d’avoir construit un groupe", souligne Didier Deschamps@ Odd ANDERSEN / AFP
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Le sélectionneur de l'équipe de France championne du monde est revenu, dans une interview accordée au "Parisien", sur le parcours des Bleus durant la compétition et sur le rôle pivot de certains joueurs.

Didier Deschamps est sur le toit du monde. Le sélectionneur de l'équipe de France, auréolé du titre de champion du monde, peut être serein sur son avenir à la tête des Bleus au moins jusqu’au championnat d’Europe de football, en 2020.

"Kylian est déjà grand". Dans une longue interview accordée au Parisien, Didier Deschamps est revenu sur le parcours de l'équipe de France dans la compétition. Et sur sa certitude de soulever le trophée, avant même la rencontre face à la Croatie. "C’est écrit, c’est le destin", confie-t-il. L’ancien capitaine de l’équipe de France est également revenu sur le rôle clef de certains joueurs durant la compétition, à l’image de Paul Pogba ou Kylian Mbappé. "En 1998, David Trezeguet et Thierry Henry avaient son âge, mais ils n’avaient pas le même rôle. Kylian est déjà grand", souligne Didier Deschamps. En ce qui concerne N'Golo Konté, l'ancien capitaine de l'équipe de France ne tarit pas d'éloges. "Il a toujours le sourire. Le groupe l'adore, c'est un rayon de soleil". Le sélectionneur souligne également "l'immense fierté" lorsque Hugo Lloris a soulevé le trophée. 

Le match contre le Pérou, un point de "bascule". Après un premier match contre l’Australie qu’il juge "insipide" (la France l’emporta péniblement 2 buts à 1), le sélectionneur des Bleus estime que la rencontre face au Pérou a été une "bascule". "Cette rage de faire des efforts les uns pour les autres nous a fait basculer du bon côté", souligne Deschamps.

"Ma fierté première, c’est d’avoir construit un groupe". Si Didier Deschamps reconnait que l’équipe de France "n’a pas toujours tout maîtrisé", il assène : "Celui qui est champion du monde est meilleur que les autres, tout simplement" grâce, notamment, "au mérite et à la qualité des joueurs sur le terrain". "Ma fierté première, c’est d’avoir construit un groupe", poursuit Didier Deschamps.

"Nous avons fait mal". Le sélectionneur est également revenu sur certaines critiques, notamment venues du camp de la Belgique, battue en demi-finale par l’équipe de France 1 but à 0. "On a rencontré une très belle équipe de Belgique qui nous a fait souffrir. Apparemment, ils n’ont pas regardé la finale de la Coupe du monde. Tant pis pour eux", souligne-t-il. Si Didier Deschamps admet que certaines équipes – notamment les Diables rouges ou bien le Brésil – pouvaient apparaître sur le papier supérieures à l’équipe de France, le sélectionneur souligne que l’équipe "a été chirurgicale. Nous avons fait mal".

Règlement de comptes avec Christophe Dugarry. Didier Deschamps évoque également les nombreux messages échangés durant la compétition avec ses anciens compères champions du monde en 1998, comme avec Laurent Blanc, Lilian Thuram, Marcel Dessailly ou bien encore Zinedine Zidane. Et ne se prive pas de quelques piques à l’encontre de Christophe Dugarry, qui avait accusé le sélectionneur des Bleus de "prendre l'équipe de France en otage". "Dugarry ose dire que je prends la France en otage. Cela dépasse l’entendement (…). Si on devait se voir avec Duga, ça ne serait même pas bonjour, bonsoir. Chacun sa route, chacun son chemin. C’est clair", assène-t-il.

Retour sur le cas Rabiot. Didier Deschamps a également évoqué le cas d’Adrien Rabiot, qui avait refusé d’être suppléant de l’équipe de France. "Ce qui m’a particulièrement déçu, c’est qu’il puisse avoir une telle attitude par rapport au maillot (…). Il fait partie d’une génération qui a beaucoup de mal à s’excuser", regrette-t-il.