Les applis d'aide à la conduite bientôt obligées d’effacer de leurs cartes les contrôles routiers ?

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En signalant les barrages de police, certaines applications d'aide à la conduite peuvent nuire aux opérations de sûreté de la police.
En signalant les barrages de police, certaines applications d'aide à la conduite peuvent nuire aux opérations de sûreté de la police. © FRED DUFOUR / AFP
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La majorité parlementaire soutient un amendement qui permettrait aux forces de l'ordre d'obliger les applications GPS à ne plus signaler à leurs utilisateurs les barrages de police.

Tom Tom, Waze, Coyotte et autre GPS pourraient très bientôt être contraints d'effacer de leurs données les barrages de police. Dans le cadre de la future loi mobilité, un amendement soutenu par la majorité, et qui doit être étudié la semaine prochaine à l'Assemblée nationale, vise à contraindre les opérateurs de planification d'itinéraires à dissimuler pour un temps ces informations à leurs utilisateurs, si la police le demande, selon une information du Parisien.

"Flasher toujours plus, sanctionner, taper sur l’automobiliste." L'objectif de la mesure est de permettre aux forces de l'ordre de conserver un "effet de surprise" lors d'une opération d'envergure, comme une alerte attentat ou la traque d'un détenu en fuite, précise le quotidien francilien. Dans ses colonnes, Pierre Chasseray, le délégué général de l'association 40 millions d’automobilistes, dénonce quant à lui un texte sanction qui "vise à [s]on sens autre chose : flasher toujours plus, sanctionner, taper sur l’automobiliste".

Si la mesure est adoptée, les applications d'aide à la conduite pourraient avoir à s'y plier dès 2020.