Instagram bannit les photos d'automutilation

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Instragram va bannir les photos d'automutilation et ne pas mettre en valeur les images liées à ces blessures infligées à soi-même.
Instragram va bannir les photos d'automutilation et ne pas mettre en valeur les images liées à ces blessures infligées à soi-même. © JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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La plateforme de partage de photos Instagram a annoncé jeudi qu'elle allait bannir les photos d'automutilation pour aider à la lutte contre le suicide et les blessures infligées à soi-même.

Instagram, très populaire chez les jeunes, a décidé de bannir les photos montrant des blessures infligées à soi-même, pour aider à lutter contre l'automutilation et le suicide, a annoncé jeudi la plateforme possédée par Facebook.

Une nouvelle règle de modération. Très récemment, "nous avons relevé que, concernant les questions d'automutilation et de suicide, nous ne sommes pas au point et que nous devrions en faire davantage afin d'assurer la sécurité des utilisateurs d'Instagram", a indiqué cette dernière dans un texte publié sur son blog officiel. Le site, qui interdisait déjà toute publication encourageant ou promouvant suicide ou automutilation, va désormais aussi interdire et retirer les "images violemment explicites d'automutilation, comme les coupures" infligées à soi-même.

Certaines photos moins mises en valeur par les algorithmes. Quant aux photos moins directement dures mais liées à l'automutilation - comme des cicatrices par exemple -, elles n'apparaîtront pas dans les résultats de recherche et ne seront pas recommandées par les algorithmes d'Instagram, qui dit travailler avec des experts en santé mentale.

Ce type de contenu moins directement explicite ne sera "pas complètement supprimé car nous ne voulons pas stigmatiser ou isoler des gens pouvant être dans la détresse et publiant des contenus liés à des actes d'automutilation pour appeler à l'aide", ajoute la filiale de Facebook.

À la recherche de nouvelles manières de limiter les contenus problématiques. Comme sa maison-mère, Instagram mais aussi Twitter ou Google tentent en permanence de limiter les contenus problématiques sur leurs plateformes tout en cherchant à éviter toute accusation de censure. La plateforme de partage de photos, qui revendique plus d'un milliard d'usagers dans le monde, réfléchit aussi à d'autres mesures, comme le floutage de certaines images de façon à ce qu'elles ne soient pas immédiatement visibles.

Selon la BBC, cette décision intervient après que le père d'une jeune Britannique de 14 ans qui s'est suicidée en 2017 eut accusé Instagram d'avoir sa part de responsabilité dans le drame. Elle avait selon son père consulté beaucoup de contenus liés au suicide ou à l'automutilation.