Tour de France : Elia Viviani, une victoire au goût de revanche

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Elia Viviani a goûté pour la première fois à la victoire sur le Tour, mardi, à Nancy.
Elia Viviani a goûté pour la première fois à la victoire sur le Tour, mardi, à Nancy. © JEFF PACHOUD / AFP
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Le sprinteur italien, vainqueur mardi à Nancy, avait connu un début de saison compliqué, marqué par une disqualification lors du dernier Tour d'Italie.

Cette fois, les commissaires n'y ont rien trouvé à redire. L'Italien Elia Viviani, qui avait été disqualifié après sa victoire sur la 3ème étape du dernier Tour d'Italie pour avoir gêné un adversaire, a remporté mardi à Nancy la 4ème étape du Tour de France, entre Reims et Nancy. Il s'agit du premier succès sur la Grande Boucle pour le sprinteur de la Deceuninck-Quick Step, équipier de Julian Alaphilippe, et qui participe à l'épreuve pour la deuxième fois seulement, après 2014, où il n'avait pas brillé (17ème place au mieux). "Cela me manquait, cette victoire sur le Tour de France", a convenu Viviani après l'arrivée. "Désormais, j'ai gagné une étape sur le Giro, la Vuelta et le Tour. C'était mon objectif de la saison."

Médaillé d'or sur la piste aux JO de Rio

Avant de lever son premier bouquet sur le Tour, Viviani l'a fait à de nombreuses reprises ailleurs (74 succès en tout !), y compris aux Jeux olympiques, où il a remporté la médaille d'or de l'omnium, dsicipline méconnue du cyclisme sur piste, à Rio, en 2016. Le coureur italien, qui a fêté ses 30 ans en février dernier, avait gagné pour la première fois sur un grand Tour, chez lui, en Italie, en 2015, avant de signer en 2018 quatre autres succès assortis du maillot cyclamen du classement par points. L'an dernier, il avait aussi brillé sur le Tour d'Espagne, avec trois autres victoires d'étape. Il avait de grandes ambitions pour l'année 2019, mais il a eu du mal à digérer son déclassement sur la 3ème étape du Giro, signant trois places de 2ème par la suite.

Il s'était remis sur les bons rails au Tour de Suisse, avec deux victoires d'étape, ce qui lui a permis d'arriver sur la Grande Boucle avec le plein de confiance. "Je voulais gagner la première étape, mais cela n'a pas été si facile de revenir après tant d'années d'absence." À Bruxelles, Viviani avait dû se contenter de la 9ème place d'un sprint remporté par Mike Teunissen (Jumbo-Vista).

Le Maillot vert comme objectif ?

Et maintenant, quels objectifs pour Viviani sur ce Tour ? Le Maillot vert du classement par points, mené actuellement par Peter Sagan (Bora Hansgrohe) ? "Pour cela, il faut gagner d'autres étapes", a expliqué l'Italien, qui a montré son envie mardi en réglant une première fois le peloton lors du sprint intermédiaire de Lérouville, à 66,5 km de l'arrivée. "Si je continue à gagner les sprints intermédiaires, je pourrai y réfléchir, mais avant tout, il faut gagner des étapes. La victoire de Julian (Alaphilippe), hier (lundi), a vraiment changé totalement (ce Tour) pour nous."

Le Maillot jaune en personne a d'ailleurs apporté son écot à la victoire du jour, en emmenant son équipier sous la flamme rouge, avant que le Danois Michael Morkov et l'Argentin Maximiliano Richeze ne terminent le travail en lançant Viviani. "Ce n'est pas tous les jours que le Maillot jaune vous emmène vers la victoire", a convenu l'Italien à l'arrivée. "Il l'a fait. On s'est toujours très bien entendus dès le départ. On est un groupe d'amis dans l'équipe et c'est très important." Voilà les autres teams du Tour de France prévenus.