Quatre anecdotes sur les Bleus et les présidents de la République

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La Coupe du Monde sera-t-elle l'occasion d'un échange mémorable entre les Bleus et Emmanuel Macron, en visite à Clairefontaine mardi ? Au fil de l'histoire, plusieurs de ses prédécesseurs se sont illustrés en mêlant football et politique.

La tradition est née sous Jacques Chirac, avant la Coupe du monde 1998 : en amont de chaque grande compétition internationale, le président de la République rend visite aux joueurs de l'équipe de France de football dans leur résidence de Clairefontaine. Féru de football, Emmanuel Macron n'a pas dérogé à la règle : mardi, le chef de l'État déjeune avec les hommes de Didier Deschamps à une dizaine de jours du début du Mondial russe. L'occasion pour Europe 1 de revenir, en quelques anecdotes, sur les relations plus ou moins fusionnelles entre les présidents français et les Bleus.

1998 : Quand Jacques Chirac sèche sur les noms des Bleus…

S'il a rencontré les Bleus avant la compétition, Jacques Chirac n'est pourtant pas fan de sport en général, ni de football en particulier. "Lionel Jospin aime le sport et Jacques Chirac aime les sportifs", résumera Michel Platini après la compétition. Le 12 juillet 1998, le chef de l'État assiste, enthousiaste, à la finale de la Coupe du monde au Stade de France… Mais semble avoir omis de réviser les noms des joueurs, peinant à les scander avec les supporters.

…. Et fait fi du protocole après la victoire

Qu'importe, au vu du film de cette finale-là. Le chef de l'État savoure la victoire, et les Bleus euphoriques l'incluent volontiers dans leurs célébrations. Au moment où ils défilent devant la tribune officielle, Jacques Chirac fait même fi du protocole, déposant, comme Laurent Blanc, un baiser sur le crâne de Fabien Barthez. Après le match, la popularité du chef de l'État atteindra des sommets. 

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2010 : Quand Nicolas Sarkozy et Thierry Henry parlent.... des femmes

Fan de football et en particulier du PSG, Nicolas Sarkozy est moins gâté que son prédécesseur : éliminée au premier tour de l'Euro 2008, l'équipe de France ne brille pas non plus en Afrique du Sud, lors de la Coupe du monde 2010. La compétition se termine même par le fameux scandale de Knysna, lorsque les Bleus refusent de descendre du bus de la sélection…

Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy reçoit le capitaine de l'équipe, Thierry Henry, à l'Elysée. La rencontre fait polémique : pour échanger avec le joueur, le président a dû annuler un rendez-vous avec des ONG en préparation du G8. Et la discussion, rapportée par Raymond Domenech dans son livre Tout Seul, prend une tournure inattendue. "Changer de femme, c'est comme changer de club, on le fait pour se relancer", dit l'attaquant au chef de l'Etat, remarié à Carla Bruni. Et le chef de l'Etat de répondre : "Quand on change de club, on gagne de l'argent, alors que quand on change de femme, on en perd."

2016 : Quand François Hollande bouscule Noël Le Graët

Comme Nicolas Sarkozy, François Hollande aime le football. Enfant, il rêvait même de devenir avant-centre des Bleus… Alors lorsque la France reçoit l'Euro, en 2016, le président est aux avant-postes. Le 7 juillet, il assiste à la demi-finale entre les hommes de Didier Deschamps et la sélection allemande, écharpe tricolore autour du cou. Griezmann marque une première fois, puis une deuxième… provoquant l'euphorie du chef de l'État, qui exulte et bouscule le patron de la Fédération française de football, Noël Le Graët. La scène, isolée en vidéo, est devenue culte.