Ligue 1 : 48 supporters bordelais en garde à vue à Marseille

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Certains membres du groupe avaient été interpellés à Strasbourg le 3 février pour avoir déjà bravé une interdiction de déplacement. (Illustration) © NICOLAS TUCAT / AFP
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Alors qu’ils avaient été interdits de déplacement, 48 supporters bordelais ont été interceptés alors qu'ils se dirigeaient vers le stade Vélodrome.

Quarante-huit supporters bordelais ont été interpellés et placés en garde à vue à Marseille dimanche soir, alors qu'ils tentaient de braver l'interdiction préfectorale en se rendant au stade Vélodrome, a-t-on appris auprès de la police.

Interceptés sur l'autoroute. Les supporters se déplaçaient en bus lorsqu'ils ont été interpellés par la police sur l'autoroute A7 à hauteur de Septèmes-les-Vallons, à une vingtaine de kilomètres du stade où s'affrontaient l'OM et Bordeaux, a indiqué une source policière, confirmant une information de L'Équipe. Les Ultramarines, principal groupe de supporters de Bordeaux, avaient annoncé dès mercredi leur intention de se rendre à Marseille soutenir leur équipe. Selon une source proche de l'enquête, les 48 supporters se sont vus remettre une convocation par officier de police judiciaire (copj), et pourront regagner Bordeaux dès dimanche soir par bus. 

Interdits de présence au stade. Un arrêté de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, en date du 6 février, interdisait leur présence au stade. Le texte avait été complété par un arrêt de périmètre pris par la préfecture des Bouches-du-Rhône stipulant qu'il serait "interdit à toute personne se prévalant de la qualité de supporter de Bordeaux ou se comportant comme tel d'accéder au stade Orange Vélodrome de Marseille et de circuler ou de stationner sur la voie publique dans les limites de la commune de Marseille" dimanche. Il avait été déjà pris dans les mêmes termes en 2016 et 2017.

Déjà interpellés à Strasbourg. Certains membres du groupe avaient été interpellés à Strasbourg le 3 février pour avoir déjà bravé une interdiction de déplacement. Des interdictions de déplacements dénoncées comme "arbitraires, discriminatoires et liberticides" par les Ultramarines, qui ont "choisi le camp de la désobéissance civile". Autour du stade Vélodrome dimanche soir, aucun acte délictuel ou violent n'a été en revanche constaté avant le match, selon la police.