"Football Leaks" : Cristiano Ronaldo entendu comme témoin

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Cristiano Ronaldo a été entendu comme témoin, selon la presse portugaise.
Cristiano Ronaldo a été entendu comme témoin, selon la presse portugaise. © Marco BERTORELLO / AFP
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L'attaquant portugais de la Juventus a été une des principales cibles des fuites organisées par par le hacker Rui Pinto. Ces fuites lui ont valu des ennuis avec le fisc espagnol et révélé les accusations de viol. 

Cristiano Ronaldo a été entendu par la police portugaise au début du mois de juin comme témoin dans l'enquête visant le pirate informatique à l'origine des révélations des "Football Leaks", a affirmé samedi un journal portugais. Selon le Diario de Noticias, le quintuple Ballon d'or a été auditionné en tant que "témoin et victime" par la police judiciaire, qui l'a reçu "en toute discrétion" à Lisbonne alors que la star était au Portugal pour le tournoi de la Ligue des nations disputé dans le nord du pays du 5 au 9 juin. Sollicitée par l'AFP, la police n'a pas réagi à ces informations de presse.

L'attaquant portugais de la Juventus a été une des principales cibles des fuites organisées par son compatriote Rui Pinto. Ces fuites lui ont valu des ennuis avec le fisc espagnol liés à son passage au Real Madrid et révélé les accusations de viol, qu'il dément, de l'Américaine Kathryn Mayorga.

Les avocats du hacker accusent les autorités portugaises de "harcèlement judiciaire"

Le pirate informatique de 30 ans a été extradé depuis la Hongrie en mars dernier à la demande des autorités de son pays, qui le soupçonnent d'avoir accédé aux systèmes informatiques du club Sporting Portugal et du fonds d'investissement Doyen Sports puis d'avoir publié plusieurs documents confidentiels sur internet à partir de la fin 2015.

Le hacker a ensuite réclamé à un responsable de Doyen Sports le paiement d'une somme de 500.000 à un million d'euros pour cesser de révéler ces documents compromettants mais, selon ses avocats, il a fini par se désister "volontairement".

Ses avocats, qui le présentent comme un "très important lanceur d'alerte européen", ont accusé mercredi dernier les autorités portugaises d'organiser un "harcèlement judiciaire" contre lui.

Quelques jours auparavant, l'hebdomadaire portugais Sabado rapportait que le parquet souhaitait élargir le périmètre de l'enquête car Rui Pinto serait également soupçonné d'avoir accédé à des comptes de courrier électronique du ministère public ou du ministère portugais de l'Intérieur.