Everton-Lyon : l'un des participants de la rixe craint qu'on lui retire son fils

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La bagarre a commencé quand le Gallois Ashley Williams a poussé le gardien français Anthony Lopes vers les gradins. © Oli SCARFF / AFP
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Le supporter qui s’est retrouvé mêlé à la bagarre qui a conclu vendredi la rencontre Everton-Lyon - alors qu'il avait son fils dans les bras -, a assuré au Mirror qu'il cherchait d'abord à protéger son enfant.

L’un des participants à la rixe qui a opposé les joueurs de Lyon aux joueurs et aux fans d’Everton lors de la rencontre du 20 octobre dernier, et qui était venu assister au match avec son fils de trois ans, craint désormais que les services sociaux lui retirent la garde de son enfant.

Une bagarre éclate. À l’issue vendredi de la victoire de Lyon face à Everton (2-1), le gardien lyonnais Anthony Lopes a été poussé dans les tribunes par le défenseur gallois Ashley Williams. Immédiatement, le Français s’est retrouvé pris à parti par d’autres joueurs mais aussi par une dizaine de fans anglais mécontents, avant d’être giflé par l’un d’entre eux, particulièrement énervé… et tenant dans son bras gauche un jeune enfant. La séquence, capturée par les caméras du match, a fait le tour d’Internet et créé le buzz outre-Manche.

Le supporter pointe l'attitude des joueurs. Présenté dans la presse anglaise comme "le supporter tenant un bambin", ce père de famille serait également le fan banni de Premier League à vie après avoir été identifié par le club de Liverpool, selon des informations du Guardian. "J’ai honte de ce que j’ai fait", a-t-il confié au Mirror, expliquant avoir été entendu vendredi par la police. S’il reconnait s’être mis "dans une position dangereuse", en se "laissant entraîner par les autres fans", il estime néanmoins qu’une part de la responsabilité incombe aux joueurs, qui ont mis son fils en danger "en agitant leurs bras", l’obligeant à réagir : "Ils sont supposés donner l’exemple en tant qu’athlètes professionnels".

Ce père explique également avoir reçu un coup de fil de son ex-épouse, "en larmes", craignant que les services sociaux réagissent face à la séquence qui a largement circulé sur les réseaux et dans les médias. "La vidéo ne donne pas une bonne image de moi, mais je sais ce qui s’est passé, et ce que j’ai essayé de faire. Voilà pourquoi je suis lésé", déplore-t-il.