Rhône : un arbre planté en hommage à Ilan Halimi dégradé, Laurent Nuñez dénonce un «acte antisémite»
L'olivier planté en hommage à Ilan Halimi à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, a été en partie sectionné le week-end dernier, a précisé la maire de la ville. Si un nouvel arbre doit être planté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez assure que les forces de police "retrouveront les coupables".
Un "acte indigne". Ce week-end, un olivier planté en hommage à Ilan Halimi, jeune Français juif torturé à mort en 2006, a été en partie sectionné, a indiqué la maire de Saint-Genis-Laval, commune située près de Lyon.
"Les services de la Ville de Saint-Genis-Laval ont constaté avec effroi ce (lundi) matin que l'olivier planté le 3 septembre 2025 dans le parc de la Villa Chapuis, en mémoire d'Ilan Halimi, avait été en partie scié dans la nuit de samedi à dimanche", a indiqué Marylène Millet sur le compte Facebook de cette commune.
"Nous retrouverons les coupables", promet Laurent Nuñez
"Cet acte indigne, qui vise un symbole de mémoire, de lutte contre l'antisémitisme, de paix et de fraternité, constitue une atteinte grave aux valeurs de la République", a ajouté l'élue. "Si l'arbre a été gravement mutilé, il n'est à ce stade pas menacé", a-t-elle précisé, assurant qu'un nouvel olivier sera planté.
"Nous retrouverons les coupables", a promis le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur X. "Notre indignation est collective, notre détermination sans faille à lutter contre les actes antisémites, antireligieux, qui salissent aujourd'hui la mémoire d'un innocent", a-t-il réagi.
La préfète de région Fabienne Buccio a dénoncé, également sur X, un "acte de haine qui est abject" et annoncé l'ouverture d'une enquête par les gendarmes.
Deuxième vandalisation en moins de six mois
En août 2025, un arbre en mémoire d'Ilan Halimi avait été abattu à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Deux frères avaient été condamnés, l'un à huit mois de prison ferme, l'autre à huit mois de prison avec sursis, mais le tribunal n'avait pas reconnu le caractère antisémite de leur acte, estimant qu'il n'y avait pas assez d'éléments permettant d'établir qu'ils savaient que ce monument avait été érigé en mémoire à Ilan Halimi. Le parquet a fait appel du jugement.
Ilan Halimi, 23 ans, avait été enlevé, séquestré et torturé en janvier 2006 par une vingtaine de personnes qui se faisaient appeler "le gang des barbares". Découvert nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures, à Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l'Essonne, le jeune homme était mort pendant son transfert à l'hôpital un peu moins d'un mois plus tard.