Euro : l'Italie et la Finlande aux portes des huitièmes de finale

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Immobile Pukki Euro
Les attaquants Ciro Immobile (Italie) et Teemu Pukki (Finlande) visent une place en huitièmes de finale de l'Euro. © Photos AFP
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L'Italie et la Finlande s'avancent avec trois points chacune face à la Suisse et la Russie pour la deuxième journée de la phase de groupe. Une victoire ce mercredi leur assurerait déjà une place dans le tableau final de l'Euro 2020. 

L'Italie peut déjà se qualifier pour les huitièmes de finale de l'Euro 2020 en cas de victoire face à la Suisse mercredi (21 heures), tout comme la surprenante Finlande qui devra surclasser son voisin russe chez lui (15 heures). Malgré un match poussif en ouverture du tournoi, l'Italie a montré qu'elle était bien au rendez-vous cinq ans après sa dernière grande compétition internationale, à l'Euro 2016, en marquant à trois reprises contre la Turquie vendredi dans le groupe A (3-0). La Squadra Azzura peut avancer avec un statut d'outsider crédible si elle parvient à confirmer contre la Suisse, qui a concédé le nul contre le pays de Galles (1-1).

Dans le groupe B, la Finlande a elle déjà écrit un nouveau chapitre de son histoire en glanant ses premiers points en compétition internationale grâce à sa victoire face au Danemark (1-0), dans un contexte difficile marqué par l'inquiétant malaise du Danois Christian Eriksen, toujours à l'hôpital mardi. Les Finlandais chercheront à confirmer leur victoire face à la Russie mercredi pour s'assurer une qualification en huitièmes de finale de l'Euro encore plus historique.

L'Italie en outsider crédible

Avec Roberto Mancini, la sélection italienne reste solide derrière mais n'a jamais été autant portée vers l'avant. "Nous nous sommes demandés pendant des mois qui serait notre avant-centre et on a découvert qu'on avait un trident", constatait, non sans surprise, la Gazzetta della Sport samedi au lendemain de la démonstration contre la Turquie. La Squadra Azzura a une palette offensive variée, avec des joueurs tournés vers le collectif, alternant les côtés avec fluidité, redoublant les appels, pressant haut, y compris quand l'équipe mène au score.

Mais l'Italie n'a pas joué avec tous ses cadres en match d'ouverture. Roberto Mancini, qui n'est plus qu'à deux matches d'égaler le record national de 30 matches sans défaite, compte sur le retour du milieu parisien Marco Verratti pour amener plus de fluidité et de technicité au cœur du jeu. Cinq semaines après sa blessure au genou, le Parisien a repris l'entraînement avec l'équipe d'Italie et semble prêt à rejouer, au moins en cours de match, pour la deuxième rencontre des Azzurri contre la Suisse. Le milieu de 28 ans n'avait aucune intention de manquer l'Euro 2020 malgré sa blessure début mai, après avoir dû renoncer à l'Euro 2016 à cause d'une pubalgie. Pour le deuxième match de l'Italie, Marco Verratti a donc des chances de renouer avec le terrain, ne serait-ce qu'en cours de rencontre.

La Finlande sur les pas de l'Islande

Face à la Russie (15h), la Finlande aimerait célébrer une victoire, ce que la petite nouvelle de l'épreuve n'a pas eu le coeur à faire samedi soir. "Normalement dans le vestiaire, il y a de la musique, des chants, des danses, ce genre de choses, mais là, il n'y a rien eu", a remarqué le capitaine Tim Sparv. Il fallait voir les images des célébrations de supporters, réunis dans le centre de Helsinki, pour comprendre la portée historique de leur performance. Avant la compétition, le sélectionneur finnois Markku Kanerva avait assuré qu'ils ne venaient pas pour participer. "On veut réussir. Je n'ai peur de personne !"

Sa recette ? Un bloc ultra-compact, solidaire et bien organisé, qui rend pour l'adversaire la route vers le but de Lukas Hradecky aussi glissante que celles du rallye de Finlande. En attaque, les "Huuhkajat" ("Hiboux grands-ducs") misent sur l'efficacité de Teemu Pukki, le quatrième meilleur buteur des éliminatoires (10 buts), pour transformer leurs rares occasions. Le concept peut sembler minimaliste, mais il rapporte gros: en novembre dernier, la France championne du monde est partie dans le décor, dans un match amical perdu à la surprise générale (2-0) face aux Finlandais.

L'Euro peut sourire aux audacieux venus du froid: en 2016, l'Islande, pour sa première participation à un tournoi majeur, avait atteint les quarts de finale, après un exploit contre l'Angleterre en huitièmes (2-1). La similitude s'étire aussi à travers l'histoire originale de certains cadres de ces sélections. Les Islandais avaient un gardien réalisateur de clips (Hannes Halldorsson), les Finlandais ont un capitaine (Sparv) qui tient un club de lecture et livre ses pensées sur son blog. "L'Islande nous a inspirés. Cet exemple nous a montré que, même pour les soi-disants plus petits pays, si on fait les choses correctement et qu'on croit en nos rêves, ceux-ci peuvent devenir réalité", a assuré Kanerva.