Équipes favorites, Covid, jauge dans les stades... Tout ce que vous devez savoir sur l'Euro

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stade d'Innsbruck en Autriche 2:27
Le stade d'Innsbruck en Autriche a accueilli mercredi l'un des matches préparatoires de cet Euro 2021. © CHRISTOF STACHE / AFP
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Moins d'une semaine avant le début de la compétition, Europe 1 fait le point sur l'Euro 2021. Les Bleus sont annoncés comme les grands favoris de la compétition, mais doivent se préparer à démarrer sur les chapeaux de roues face à des équipes de taille. Sur le plan sanitaire, le risque de transmission du Covid dans les stades inquiète.

À quel Euro de football va-t-on assister ? Alors que le coup d’envoi sera donné vendredi par un Turquie-Italie, la question mérite d’être posée face à ce format inédit de compétition, avec des matches dans dix villes de dix pays différents. Mais aussi avec l’épée de Damoclès que fait peser l’épidémie de Coivd-19, malgré une amélioration sensible de la situation sanitaire sur une grande partie du continent. Enfin, n’oublions pas l’enjeu sportif : l’équipe de France est annoncée comme la grande favorite de cette édition.

Pourquoi l'équipe de France est donnée favorite ?

Si on se fie aux bookmakers, les Bleus, champions du monde, ont toutes les chances de monter sur la première marche du podium de cet Euro 2021. Un pronostic que semble appuyer le niveau des joueurs, et leur expérience en tant que collectif. Cinq autres équipes auront toutefois leur mot à dire et risquent de leur donner du fil à retordre : l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, la Belgique, et n’oublions pas le Portugal, champion en titre.

Et puis la France devra démarrer pied au plancher, ce qui n'est pas toujours son fort. Les Bleus vont débuter face à l'Allemagne, enchaîner avec le Portugal puis la Hongrie. Autant dire qu'il faudra être tout de suite à 100%. On se souvient qu'au dernier mondial, les premiers matches avaient été poussifs.

Pourquoi y-a-t-il un risque pour la transmission du virus ? 

Mais cet Euro, ce sera aussi des milliers de spectateurs dans les stades, qui voyageront de l'Azerbaïdjan à l'Angleterre, avec un risque non négligeable de propagation du virus. "La particularité de ces événements sportifs internationaux, c'est justement le brassage des populations et donc des variants", pointe auprès d’Europe 1 Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches. "Même si on a 20 fois moins de risques de se contaminer en extérieur qu'en intérieur, le risque existe", rappelle ce spécialiste.

Et le contexte compétitif, avec les célébrations qui l’accompagnent, pourraient accroitre la menace. "Il y a des situations où l’on a envie, dans un moment d'émotion, de se retrouver, de s'accoler, de s'embrasser. On crie, on chante. Et on le sait, le risque de transmission du virus varie selon le nombre de décibels et la durée du contact", souligne Benjamin Davido.

Pourquoi certains matches ont été déplacés ?

Chaque stade aura une jauge, en général pour accueillir 15.000 à 20.000 personnes. Mais à Budapest, par exemple, le stade sera plein avec 67.000 personne. Il s’agit d’une conséquence des pressions exercées par l'UEFA qui a menacé d’exclure de l’organisation les villes hôtes qui refuseraient d'accueillir du public. C’est ainsi que Bilbao a été remplacée par Séville, et les matches prévus à Dublin déplacés à Saint-Pétersbourg.

Europe 1
Par Simon Ruben, édité par Romain David