Transat Jacques Vabre : cette année, Armel Le Cleac'h se met "dans le rôle du professeur"

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La Transat Jacques Vabre démarre ce dimanche du Havre. Au micro de d'Europe 1, Armel Le Cleac'h a évoqué cette édition 2019 où il s'élance avec Clarisse Crémer. 
INTERVIEW

Si expérience et insouciance peuvent parfaitement s'assembler, alors Armel le Cleac'h et Clarisse Crémer forment un parfait duo. Présent à trois reprises sur le podium du Vendée Globe, Armel Le Cleac'h est le compagnon de route idéal pour Clarisse Crémer. Parisienne de naissance, le destin de Clarisse Crémer n'était pas forcement lié à la mer. Pourtant ce dimanche en début d'après-midi, elle s'élance avec Armel Le Cleac'h pour la quatorzième édition de la transat Jacques Vabre.  

Le chavirage de son multicoque lors de la dernière Route du rhum n'est plus qu'un lointain souvenir pour Armel Le Cleac'h, prêt à partir à l'assaut de la transat Jacques Vabre. Accompagné de Clarisse Crémer, le skipper breton apportera toute son expérience à la jeune navigatrice de 29 ans. Au micro d'Europe1, il explique que "ce projet d'accompagner Clarisse jusqu'au Vendée Globe, c'était quelque chose dont nous avions pas forcement l'habitude."

Skippeur professionnel depuis 1999, Armel Le Cleac'h sera dans le rôle de "professeur", un nouveau statut souligne le Breton de 42 ans. "Je n'avais pas été forcement dans le rôle du professeur ou de celui qui transmet son expérience donc ça change un peu de ce qu'on faisait depuis des années. Donc c'est super." 

Champion du monde IMOCA en 2008, Armel Le Cleac'h connait parfaitement son bateau. "L'IMOCA, j'en ai fait pendant dix ans, dont trois tours du monde. Et le bateau sur lequel on part avec Clarisse est très proche de celui que j'avais en 2012 sur mon deuxième Vendée globe donc ça permet de trouver des repères rapidement".

Entendu sur europe1 :
Moins dans la pression de la victoire, mais plus d'accompagner Clarisse

Grand compétiteur, Armel Le Cleac'h change de cap dans une transat Jacques Vabre où il y aura "moins la pression de l'objectif de la victoire mais plus celle d'essayer que Clarisse réussisse son Vendée Globe l'année prochaine". Il enfile ainsi le rôle du grand frère. "J'essaye qu'elle connaisse son bateau quasiment parfaitement. C'est important lorsqu'on part faire un tour du monde, qui est une course très longue. Quand on connait bien sa machine c’est beaucoup plus facile et ça donne de la confiance dans les moments difficiles. Ça c'est mon rôle".

Armel Le Cleac'h évoque la subtilité "d'expliquer les différentes manœuvres, et pourquoi je prends cette initiative. C'est une nouvelle façon de faire, il y a tout à apprendre."

Europe 1
Par Corinne Boulloud édité par François Dujarrier