Ajaccio-OM : enquête après l'agression d'un journaliste, indignation autour de celle d'un enfant malade

La justice a ouvert une enquête après l'agression samedi, à l'issue d'un match sous tension entre Ajaccio et Marseille, d'un journaliste de France 3.
La justice a ouvert une enquête après l'agression samedi, à l'issue d'un match sous tension entre Ajaccio et Marseille, d'un journaliste de France 3. © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
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avec AFP
Après la rencontre, qui s'est conclue par une défaite 1-0 pour l'Olympique de Marseille (OM) lors de la dernière journée de Ligue 1, un journaliste de France 3 Corse Via Stella a été agressé par des supporters marseillais dans une station-service à proximité du stade.

La justice a ouvert une enquête après l'agression samedi, à l'issue d'un match sous tension entre Ajaccio et Marseille, d'un journaliste de France 3 et le club corse a de son côté dénoncé l'agression d'un enfant malade et de sa famille dans l'enceinte du stade. Après la rencontre, qui s'est conclue par une défaite 1-0 pour l'Olympique de Marseille (OM) lors de la dernière journée de Ligue 1, un journaliste de France 3 Corse Via Stella a été agressé par des supporters marseillais dans une station-service à proximité du stade.

"De premiers éléments font état de violences importantes commises par un groupe d'individus dont on est en train de rechercher les identités. Une garde à vue a été initiée à 1h15" dimanche, a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Ajaccio Nicolas Septe. Une enquête est ouverte des chefs de "violences aggravées et vol aggravé". Le journaliste est hospitalisé et "assez grièvement blessé sans que ses jours ne soient en danger", a-t-il ajouté. La chaîne a annoncé le dépôt d'une plainte.

 

Un enfant "honteusement violenté" avec ses parents

Par ailleurs, un enfant atteint d'un cancer invité samedi en Corse pour réaliser son "rêve" de rencontrer des joueurs de l'OM a été "honteusement violenté" avec ses parents dans le stade, a annoncé dimanche l'AC Ajaccio, parlant d'"actes inqualifiables".

"Le rêve s'est rapidement transformé en cauchemar lorsque Kenzo et ses parents, venus aux couleurs de l'Olympique de Marseille, ont été honteusement violentés par des individus qui se sont introduits dans leur loge", a détaillé le club dans un communiqué.

"Dès que les individus auront été identifiés par nos services, nous porterons plainte contre eux", promet-il. Dans le quotidien Corse Matin, le président du groupe de supporters l'Orsi Ribelli conteste des détails du récit tout en confirmant que "quelques personnes assises en tribune Faedda sont montées, ont porté deux coups de poing au père pour lui faire enlever le maillot avant de redescendre avec la tenue".

Indignation

Le maire d'Ajaccio, Stéphane Sbraggia, a exprimé sur Twitter son indignation face à l'"agression gratuite et scandaleuse" de l'enfant et ses parents comme face à celle du journaliste "brutalisé dans l'exercice de ses fonctions", des "actes qui témoignent d'une inquiétante perte de valeurs". À l'issue du match, l'enfant a pu toutefois passer un moment avec une de ses idoles, le joueur de l'OM Matteo Guendouzi, selon un journaliste de l'AFP.

Dès vendredi, des tensions avaient éclaté entre supporters des deux camps à Ajaccio, nécessitant la création à la dernière minute d'une fan-zone sur une plage pour les centaines de supporters marseillais qui avaient fait le déplacement.