La stupéfaction et la colère froide des surveillants de Vendin-le-Vieil. Après la permission de sortie accordée à un narcotrafiquant du centre pénitentiaire pour un rendez-vous professionnel, ces derniers ne démordent pas.
"On marche sur la tête"
"On ne comprend pas. On nous dit qu'il faut installer un système super rigoureux, super strict, super sécuritaire et de l'autre côté, on peut sortir d'un claquement de doigts. Le juge tout puissant qui décide, n'a que faire de cette situation en fait", déplore David Lacroix, du syndicat Force ouvrière pénitentiaire.
"C'est tout le volet législatif qu'il faut revoir", insiste-t-il. "Cette permission employeur de quitter la prison de haute sécurité est un non-sens", poursuit un autre agent, qui représente le syndicat UFAP-UNSa Justice. "Si nous, on doit le sortir à l'extérieur, on doit le prendre en charge. Cela sera avec une escorte renforcée, le soutien des forces de sécurité intérieure et le lendemain lui, il sort tout seul. On marche sur la tête", ajoute-t-il.
Ces surveillants pénitentiaires, très remontés, se demandent désormais à quoi bon avoir mis sous cloche une centaine de détenus considérés comme les plus dangereux de France.