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«Les conséquences pourraient être dramatiques» : les prisons face au fléau des livraisons par drones

[KURT DESPLENTER / BELGA MAG / Belga via AFP]

Face à la multiplication des survols de drones au-dessus des prisons, la BAC a pris ses dispositions ces derniers mois. Et malgré l'adaptation des criminels, les policiers arrivent tout de même à multiplier les interpellations, notamment à Aix-en-Provence.

C'est un fléau qui touche les prisons ces derniers mois : les livraisons illégales par drones. L'administration pénitentiaire fait face à une explosion du phénomène. Téléphones, armes blanches, drogue... Les livraisons venues du ciel à destination des prisonniers semblent ne jamais prendre fin. 

Au commissariat d'Aix-en-Provence, la BAC a été formée spécialement pour livrer une véritable bataille afin de détecter les pilotes de drones. Dès la nuit tombée, les livraisons affluent. Cette traque est un enjeu majeur pour la commissaire divisionnaire Sandrine Destampes.

"Dans les colis, il peut y avoir certes de la drogue, des téléphones, des chargeurs mais aussi, il peut y avoir des armes blanches et puis tout ce qu'il faut pour faire un explosif et essayer de faire une tentative d'évasion. Les conséquences pourraient être dramatiques", note-t-elle au micro d'Europe 1. 

Une nette augmentation des arrestations

Les abords de la prison sont surveillés de très près par les équipages de la BAC et leurs lunettes de vision nocturne. Mais les pilotes de drones s'adaptent déjà face à la présence des forces de l'ordre.

"Il y a encore quelques mois, les pilotes étaient plutôt à côté de la maison d'arrêt, ce qui nous facilitait notre travail. Mais forcément, ils sont adaptés à nos techniques. Désormais, on a des pilotes qui peuvent être beaucoup plus loin, entre 5 et 10 kms, dans des logements, en train de piloter le drone alors qu'ils sont dans un véhicule en mouvement, ce qui rend notre tâche plus compliquée", concède le chef du service local de sécurité publique Benjamin Pailler.

Certains utilisent même des jardins privés ou des locations Airbnb, ce qui n'empêche pas les interpellations. "Il y a eu une nette évolution des arrestations puisqu'on est à plus de 120 interpellations sur l'année 2026. Et on dispose d'une sanction pénale qui est forte, qui est ferme, avec des peines d'emprisonnement", conclut Sandrine Destampes.