Vélib' : "on aurait peut-être pu mieux anticiper certaines phases" reconnaît Smovengo

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Jorge Azevedo, le directeur général de Smovengo, prestataire en charge de l'offre Vélib' reconnaît que la mise en place "du projet dans un délai aussi court (...) était vraiment ambitieux".

"On remet le système dans sa version précédente", indique Jorge Azevedo, le directeur général de Smovengo. La société qui gère désormais les Vélib' à Paris a présenté son plan de sortie de crise en réponse à l'ultimatum lancé jeudi par Anne Hidalgo.

Plus de vélos électriques. Exit les vélos électriques prévus dans le contrat de Smovengo avec la mairie de Paris. Au moins à court terme, le tiers de vélos électriques dans l'offre Vélib' vont être remplacés "par des vélos mécaniques avec un système plus simple", explique le directeur général. L'idée est de limiter les bugs techniques, pour mettre en place un service minimum. "On aurait peut-être pu mieux anticiper certaines phases. Lancer le projet dans un délai aussi court avec toutes ces innovations était vraiment ambitieux, peut-être trop ambitieux", reconnaît-il. 

 

 

800 stations opérationnelles à la fin juin. Les 3.000 vélos bloqués dans les stations et qui ne fonctionnent pas vont aussi être enlevés et remplacés. La société jure qu'il y aura 800 stations opérationnelles à la fin juin. Mais c'est sans compter la grève qui dure depuis deux semaines au sein de l'entreprise, et qui est suivie par une soixantaine de salariés, soit la moitié des effectifs de Smovengo. Si le mouvement social se poursuit, Jorge Azevedo reconnaît à demi-mot qu'il ne réussira pas à effectuer ce plan d'urgence. Quant à l'indemnisation des Parisiens abonnés à Vélib', le directeur botte en touche en renvoyant la responsabilité à la mairie de Paris.

Europe 1
Par Laure Dautriche, édité par Ugo Pascolo