Bouches-du-Rhône : "Il y a un risque important qu’on soit obligé de se reconfiner"

, modifié à
  • A
  • A
Marseille Covid 0:50
A Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, le couvre-feu est avancé à 18 heures dès ce dimanche. © NICOLAS TUCAT / AFP
Partagez sur :
Le variant britannique du Covid-19 fait craindre une nouvelle augmentation des contaminations. Dans les Bouches-du-Rhône, un cluster de 21 personnes a été détecté et le patient zéro identifié. Dans le département, le couvre-feu a été avancé à 18 heures, mais selon le virologue marseillais Etienne Decroly, l’épidémie est repartie à la hausse à Marseille et la menace du nouveau confinement plane.

Allons-nous connaître un troisième confinement ? Si le nombre de contaminations au coronavirus tourne autour de 20.000 nouveaux cas quotidiens depuis quelques jours, le variant britannique du Covid-19 inquiète de plus en plus. Le gouvernement a pris des mesures pour empêcher ce variant de se répandre sur le territoire français, en exigeant par exemple un test négatif de moins de 72 heures pour entrer dans le pays. Malgré cela, un cluster de 21 personnes a été détecté à Marseille. On sait désormais que la famille venait de Grande-Bretagne et le patient zéro a été identifié. "C’est rassurant de savoir d’où c’est parti", commente le virologue Etienne Decroly sur Europe 1.

"L’épidémie est en train de reprendre à Marseille"

Mais malgré cela, le directeur de recherches au CNRS de Marseille s’inquiète : "on n’est pas en capacité d’isoler de manière suffisamment systématique les personnes qui ont été contaminées. La conséquence, c’est qu’on a toujours des personnes qui passent à travers les mailles du filet". "Ce qu’on voit clairement depuis quelques jours à partir des analyses des eaux usées marseillaises, c’est que l’épidémie est en train de reprendre à Marseille. Donc il y a un risque important qu’on soit obligé de se reconfiner dans les semaines à venir", poursuit-il.

En attendant d’éventuelles nouvelles mesures, le couvre-feu a été avancé à 18 heures à partir de dimanche. Mais cette décision ne satisfait pas les élus locaux. "Cette annonce nous laisse un goût très très amer", a déclaré Michèle Rubirola, première adjointe au maire de Marseille, samedi au micro d'Europe 1. Elle regrette que les élus de la ville n'aient pas été entendus "au niveau national". 

Europe 1
Par Marion Gauthier édité par Léa Leostic