"Un confinement n'aurait pas beaucoup de sens", estime l’épidémiologiste Pascal Crépey

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© GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Le ministre de la Santé Olivier Véran a écarté l’idée mardi soir d’un nouveau confinement, local ou national, pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Une décision contestée par certains élus locaux, mais logique dans la situation actuelle, pour l’épidémiologiste Pascal Crépey.

Ce sera donc un couvre-feu avancé à 18h pour les "territoires les plus touchés par l'épidémie" de coronavirus. L’annonce a été faite mardi soir sur France 2 par Olivier Véran. Cette mesure doit entrer en vigueur dès ce samedi 2 janvier. Le ministère de la Santé mène encore des concertations avec les Agences régionales de santé et les préfectures pour établir l'ensemble des zones concernées. Il s’agira des départements et métropoles dans lesquels le taux d'incidence serait au-dessus du seuil d'alerte maximale. Pour certains élus locaux, cette décision d’attente n’est pas la bonne. Mais pour Pascal Crepey, épidémiologiste à l'École des hautes études en santé publique, c’est une mesure cohérente.

Un confinement aurait peu d'effets supplémentaires"

"Je ne suis pas étonné qu'un confinement ne soit pas proposé parce que les Français sont en vacances", relève le spécialiste, interrogé par Europe 1. "Les écoles sont fermées, les transports publics sont relativement peu utilisés. Un confinement aujourd'hui n'aurait pas beaucoup de sens parce qu’il aurait relativement peu d'effets supplémentaires par rapport à la situation actuelle."

 

Selon Pascal Crépey, il faut attendre une sorte de retour à la normale pour prendre d’autres décisions. "D'un point de vue épidémiologique, la situation est pour l'instant un peu incertaine puisque l'indicateur de l'incidence est légèrement brouillé par l'augmentation du nombre de tests que l'on a eu juste avant Noël", précise le professeur. "Il faut effectivement attendre que cet indicateur se stabilise et prendre des mesures qui s'impose, si cette dynamique est effectivement sur une pente croissante."

Europe 1
Par Jihane Bergaoui, édité par Rémi Duchemin