Tensions autour de Lille : "Tant que le confinement est là, ça risque d'être compliqué"

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Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montre un motard de la police national caillassé par un groupe d'individus dans la banlieue de Roubaix vendredi. © AFP
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La métropole lilloise connaît depuis plusieurs jours des feux de poubelles et des incendies. À Roubaix, dans la nuit de mardi à mercredi, des pompiers ont également été visés par des jets de projectile. Selon Benoit Aristidou, du syndicat Force Ouvrière Unité Police, la présence policière et le confinement commencent à gêner les petits trafics de drogue.

Depuis quelques jours, la métropole lilloise connaît des feux de poubelles et des incendies. Tout ça a commencé vendredi avec ce premier incident et cette vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, où l'on voit un motard de la police national caillassé par un groupe d'individus dans la banlieue de Roubaix. 

"Le confinement fait aussi qu'il y a moins de clientèle pour l'économie souterraine"

Et depuis trois nuits, dans certains secteurs sensibles de l'agglomération lilloise, les incendies volontaires de poubelles et de véhicules se multiplient. Mais on ne constate pas de flambée de violences à proprement parler. Et il est également difficile de faire le lien direct avec l'affaire de Villeneuve-la-Garenne, près de Paris, où a eu lieu un accident de moto impliquant la police dans la nuit de samedi à dimanche. Au lendemain des faits, des échauffourées avec les forces de l'ordre ont eu lieu à Villeneuve-la-Garenne.

Selon Benoit Aristidou du syndicat Force Ouvrière Unité Police, c'est plutôt la présence policière et le confinement qui commencent à gêner notamment les petits trafics de drogue. "Le confinement fait aussi qu'il y a moins de clientèle pour l'économie souterraine. Il y a une forte chance qu'ils aient perdu une partie de leurs recettes", explique-t-il.

"Il faut enlever un petit peu de pression à la cocotte-minute"

"Maintenant on est dans des feux de poubelles et de véhicules. Est-ce que ça va prendre de l'ampleur ? C'est difficile à dire. Tant que le confinement est là, ça risque d'être compliqué", estime le syndicaliste. "Il faut enlever un petit peu de pression à la cocotte-minute".

"On est bien obligé d'accroitre notre présence puisqu'on est appelés dans ces quartiers notamment pour aider les pompiers qui doivent éteindre les incendies divers", relate Benoit Aristidou. Dans la nuit de mardi à mercredi à Roubaix, des pompiers ont été à leur tour victimes de jets de projectiles. Personne n'a été blessé mais le service départemental a décidé de porter plainte.

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par Céline Brégand